Euro féminin de basket: Edwige Lawson-Wade, une retraite mais dans le basket
BASKET – La meneuse des Bleues va entamer une carrière de dirigeante…Romain Baheux
Pour l’instant, elle ne fait pas partie de ces dirigeants à qui l’on peut reprocher d’être déconnectés des réalités du terrain. Tout simplement parce qu’Edwige Lawson-Wade y est pour encore quelques matchs avant sa retraite. Meneuse des Braqueuses, qui affrontent la Croatie mercredi pour leur premier match du deuxième tour de l’Euro, la Montpelliéraine a la particularité d’être déjà vice-présidente de la Ligue féminine de basket et de siéger au comité directeur de la Fédération.
En attendant de prendre effectivement ses fonctions après le championnat d’Europe, Lawson-Wade parle déjà avec autant d’aisance des systèmes du sélectionneur tricolore Pierre Vincent que des possibilités de développement du basket féminin. «C’est bien qu’elle reste dans le milieu pour apporter son expérience, juge Laurent Buffard, son ancien entraîneur à Valenciennes. Elle est très intelligente, elle a envie de faire avancer les choses et elle a surtout une très grande expérience.»
«Elle est ouverte et a une énorme expérience»
Dans les instances, Lawson-Wade viendra pour surfer sur l’élan initié aux Jeux olympiques de Londres. Sympathiques aux yeux du grand public mais incapables de drainer des retombées économiques concrètes, les Braqueuses doivent faire fructifier le magot. «Elle est consciente qu’il faut profiter de l’image de cette équipe, raconte Valéry Demory, entraîneur de Montpellier où elle joue depuis 2011 et dont elle intégrera l’organigramme après l’Euro. Ces rôles lui conviennent bien. Elle est ouverte et elle a une énorme expérience.»
A 34 ans, la Française a traîné ses baskets aux Etats-Unis, en Russie ou en Espagne. «Avec l’âge, elle a beaucoup observé ce qu’elle voyait autour d’elle, poursuit Alain Jardel, qui l’a lancée en équipe de France. On compare souvent Céline Dumerc à Tony Parker mais je pense qu’il faudrait plutôt lui comparer Edwige, de par ses choix de carrière internationaux.» «Elle sera écoutée dans les instances, pense Buffard. C’est un petit bout de femme mais elle a énormément de charisme.» Pour l’instant, c’est sur le terrain que les Bleues en profitent.



















