Paul-Henri Mathieu lors de l'Open d'Australie le 14 janvier 2013.
Paul-Henri Mathieu lors de l'Open d'Australie le 14 janvier 2013. - Sydney Low/NEWSCOM/SIPA

A.M.

Longtemps, Paul-Henri Mathieu a cru pouvoir reculer l’échéance. Celle de la défaite d’abord, en poussant Nieminen dans ses retranchements, au bout de quatre sets. Mais surtout pour retenir le plus longtemps possibles les larmes qui ne demandaient qu’à sortir, quelques minutes plus tard, en salle d’interview. Il comptait pourtant sur le miracle de la Porte d’Auteuil, lui qui est arrivé très à court de compétition. «On se raccroche un peu à ça. Je me suis raccroché à ça depuis plusieurs mois. Ca n’a pas suffi. Ce n’est jamais un sentiment agréable de perdre au premier tour.»

Un break de quelques mois ?

«Je suis partagé entre la déception, et le fait de me dire qu’il y a des choses plus graves», explique PHM. En l’occurrence, la grave maladie de sa compagne, qui a forcément fait reculer son niveau tennistique dans l’ordre de ses priorités. Il avoue tout de même avoir «pris du plaisir» sur ce court n°1 où son aventure de l’an dernier, après être revenu de sa grave blessure au genou, s’était arrêtée contre Granollers.

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C’était il y a un an, c’était il y a très longtemps pour Paul-Henri Mathieu. «Je pense que je vais couper un petit peu. Je vais jouer le double, je vais voir comment ça va se passer. Et partir un peu en vacance, essayer de tirer un trait sur ces six mois qui ont été difficile, pour repartir de l’avant» lâche «Paulo». Avant de le revoir l’an prochain à Roland-Garros.