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Equipe de France: Loïc Rémy, un revenant au service de Didier Deschamps

Equipe de France: Loïc Rémy, un revenant au service de Didier Deschamps

FOOTBALLL'attaquant de Queen's Park Rangers est de retour chez les Bleus, un an et demi après sa dernière sélection...
Romain Scotto

Romain Scotto

Pour la visite des lieux, Loïc Rémy n’a besoin de personne à Clairefontaine. Les chambres du château, les salles de soin, les pelouses d’entraînement ou le pupitre des conférences de presse n’ont aucun secret pour le revenant de l’équipe de France. Un an et demi après sa dernière apparition en bleu, en amical face à la Belgique, l’attaquant de Queen’s Park Rangers découvre pourtant un nouveau groupe, façonné depuis sept mois par Didier Deschamps. Les blessures ou la méforme avaient contraint l’ancien Marseillais à suivre à distance les qualifications pour la prochaine Coupe du monde.

Pour cette double confrontation face à la Géorgie et l’Espagne, le sélectionneur a donc rappelé un joueur qu’il avait fait venir à Marseille. Mais qui a surtout «retrouvé du temps de jeu et la réussite, savoure Deschamps. Il a un profil avec des qualités différentes des autres joueurs offensifs. D’abord, il peut jouer à tous les postes de l’attaque. Et puis, sa vitesse offre des options intéressantes. C’est une arme importante, qui peut être décisive.»

«J’ai tenu grâce à mon état d’esprit et mon mental»

De retour au premier plan, Rémy n’est pas tellement surpris par ce retour en sélection puisqu’il «s’attendait à revenir». Ces derniers mois ont été difficiles, mais pas autant que ce qu’il a pu entendre. L’attaquant de QPR a d’ailleurs bien ri quand la presse anglaise a évoqué une fin de saison prématurée en février, après une blessure aux adducteurs. Quelques semaines plus tard, il était remis sur pied pour aider son équipe à se sauver. Et relancer un compteur but bloqué depuis l’été dernier.

«C’est vrai que la fin d’année a été longue. J’ai tenu grâce à mon état d’esprit et mon mental. Je ne suis pas quelqu’un qui lâche. J’arrive à relever la tête après ces moments difficiles.» Cela ne fait pas de lui un joueur différent aujourd’hui. A 26 ans, Rémy évolue peut-être dans les bas-fonds de la Premier League (QPR est dernier), il s’épanouit tous les week-ends dans un championnat où les espaces lui permettent d’exploiter sa pointe de vitesse, ses dribbles, et son timing. S’il en a l’occasion, à lui d’appliquer la même recette avec les Bleus dès vendredi.