Wesley Fofana en action, le 3 février 2012 en Italie.
Wesley Fofana en action, le 3 février 2012 en Italie. - M.Ciambelli/SIPA

Propos recueillis par Julien Laloye, à Marcoussis.

Wesley Fofana va pouvoir arrêter de bouder. Le Clermontois, exilé sur l’aile par Philippe Saint-André depuis les tests de novembre, retrouve sa place au centre face à l’Angleterre, samedi pour la 3e journée du tournoi des VI Nations. Son duel avec Tuilagi promet quelques belles cartouches au malheureux qui aura le tort de baisser la tête en premier.

Philippe Saint-André vous a demandé de vous lâcher à Twickenham. C’est dans vos cordes?

Moi je ne jouerai pas avec le frein à main, c’est sûr, et je pense qu’on est tous dans cet état d’esprit. On a envie de lâcher les chevaux et de créer des choses. Collectivement, cette semaine, on a essayé de mettre des choses en place plus simple mais de les faire à fond pour vraiment embêter l’adversaire. On espère que ça va marcher.

Les Bleus sont souvent meilleurs quand ils jouent la peur au ventre. Vous confirmez?

Je sais pas si c’est français, tous les joueurs réagissent comme ça. Quand on craint l’adversaire, on est plus concentrés, plus lucides, et les choses marchent mieux, c’est sûr, mais je ne pense pas qu’on ait peur de jouer les Anglais. On est impatients, on a envie de leur montrer qu’on vaut mieux que ce qu’on a montré jusque là.

Vous pensez que les Anglais vont vous prendre de haut?

Je ne sais pas s’ils seront suffisants, c’est des Anglais (rires). Ils aiment bien montrer quand ils se sentent plus forts que l’adversaire. Sur l’état d’esprit et la défense, ils ne nous attendent pas, peut-être vont-ils se dire qu’on est au fond du sceau. Dans ce cas-là, ça peut leur faire bizarre. On va bien voir comment ils le prennent.

A titre personnel, vous être content de revenir au centre?

Je suis content de ne plus avoir à répondre aux questions sur mon positionnement qui revenaient tout le temps. Là je vais jouer à mon vrai poste, c’est bien. Même si je sais que je n’ai pas le droit à l’erreur et qu’on ne va pas me rater si je fais un mauvais match. Avec Mathieu [Bastareaud], on n’a pas grand-chose à envier à la paire anglaise en terme de puissance. Ca peut faire des étincelles.