XV de France: Gagner à Twickenham, mode d'emploi

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Publié le 21 février 2013.

RUGBY - Ceux qui ont réussi à gagner en Angleterre racontent comme ils s'y sont pris…

Sur l’échelle de jouissance de l’égo franchouillard, un succès du XV de France à Twickenham suit de très peu une victoire en Coupe du monde de foot. Ce qui tombe bien, puisque cela arrive à peine plus souvent. Quatre fois, précisément, dans le tournoi des VI Nations, depuis 1987. «Un exploit qui dépasse le cadre du sport, on entre dans l’histoire des deux pays», se remémore Olivier Magne, vainqueur en 1997, année de Grand Chelem pour les Bleus.

«Il faudra s’accrocher en défense»

Un exploit, surtout, qui combine toujours les mêmes vertus: «S’accrocher, s’accrocher et encore s’accrocher» résume Yannick Nyanga, venu braquer la banque en 2005 (17-18): «Toutes les victoires qu’on a pu décrocher là-bas ne se sont pas joué à pas grand-chose. Eux étaient dans un jour sans, Hogdson, leur ouvreur, avait tout raté au pied, alors que chez nous le «Yach» avait tout mis. Jason Robinson avait fait deux trois relances énormes dont il a le secret, mais on a tenu. Si on gagne là-bas, il n’y aura pas vingt points d’écart, même pas dix.»

Un jeu au pied irréprochable, une défense prête à mourir pour la patrie…et une bonne dose de chance, ajoute Dimitri Szarzewski, qui peut lui aussi se vanter d’avoir connu la victoire dans le temple du rugby. C’était au mois d’août 2007, lors d’un match de préparation pour un Mondial de sinistre mémoire, et ce jour-là l’équipe de France avait eu besoin d’une course légendaire de Sébastien Chabal en plus d’un sauvetage incroyable de Yachvili sur Vickery pour faire la nique aux Anglais. «Je me souviens aussi d’une action où on est à deux doigts de prendre un essai sur contre-attaque. Le gars en face n’a plus qu’à donner le ballon à l’extérieur et il y a essai, et là je ne sais pas pourquoi il remet à l’intérieur. Pas de pot pour eux, ils ne marquent pas et on revient.»

«Se focaliser sur le jeu et prendre l’initiative»

Autant dire que le mythe du french flair ne s’est pas souvent exprimé chez l’ennemi, si ce n’est dans le cadre de défaites aussi magnifiques que frustrantes. Dans l’histoire récente, seul le hold-up de 97 rend véritablement hommage au rugby français. Menés 20-6 à l’heure de jeu, les Bleus lâchent les chevaux pour s’imposer sur le fil. Olivier Magne se souvient: «Ce retournement de situation, comment l’expliquer…Il faut se focaliser sur le jeu, prendre l’initiative. A tout moment il faut savoir exploiter de bons ballons de contres. Ce n’est pas inaccessible.» Même pour une équipe en pleine tempête? «Un crunch reste un crunch, juge Nyanga. Tu peux rester sur dix défaites d’affilée, ça reste le match du tournoi que tu veux gagner.» Cette année, cela tomberait plus que bien.

Julien Laloye, à Marcoussis.
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