Alexis Pinturault à l'arrivée de la deuxième manche du géant des Mondiaux de Schladming le 15 février 2013.
Alexis Pinturault à l'arrivée de la deuxième manche du géant des Mondiaux de Schladming le 15 février 2013. - no credit

R. B.

Il devait porter l’équipe de France de ski alpin aux Mondiaux de Schaldming (Autriche). A 21 ans, Alexis Pinturault était un concurrent crédible pour rafler une médaille dans chacune des quatre disciplines où il était engagé (super géant, super-combiné, géant, slalom). Désormais, il espère au moins ne pas repartir bredouille. Sixième en Super-G et en super-combiné, le Savoyard n’a pu faire mieux qu’une cinquième place dans le géant ce vendredi. «Il ne faut pas oublier que cet été, je ne me suis pas entraîné, relativise le Français sur lequipe.fr. Il ne faut pas cracher dessus: 6e, 6e, 5e sans s’entraîner l’été, à seulement 21 ans, aux premiers championnats du monde où je suis parmi les favoris.»

 
Pourtant, Pinturault n’a pas la pression d’avoir à porter les Bleus, qui ont déjà remporté quatre médailles dont deux d’or grâce à Marion Rolland et Tessa Worley. Mais à chaque fois, le Français commet une erreur ou passe à côté d’une manche et n’arrive pas à se mêler à la course au podium. Dimanche, il aura une dernière occasion de briller dans le slalom où il jouera ses Mondiaux. «Je n’ai pas fait ce que je sais faire de mieux mais j’espère que cela me servira de leçon pour dimanche», espère-t-il à peine les skis déchaussés. Vainqueur en Coupe du Monde dans la discipline à Val-d’Isère cette saison, Pinturault a remporté le slalom dans le super-combiné mardi au terme d’une impressionnante manche. S’il réitère cette performance dimanche, il pourra à son tour sabrer le champagne au Oh La La, restaurant fétiche des Bleus dans la station autrichienne. Et ne plus se contenter de boire celui des autres.