Le Qatar emploie des milliers de travailleurs étrangers en vue du Mondial 2022, ici le 4 octobre 2010 à Doha.
Le Qatar emploie des milliers de travailleurs étrangers en vue du Mondial 2022, ici le 4 octobre 2010 à Doha. - T.Whitehill/SIPA

Des passeports retenus à l’entrée du territoire, des conditions de travail inhumaines, des décès non signalés en pagaille… L’envers du décor de la construction des stades qataris en vue de la Coupe du monde 2022 fait peur à voir, si l’on écoute Sharan Burrow, la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI). Cette dernière a confié dimanche à la presse grecque que de nombreux ouvriers immigrés risquaient la mort en raison des conditions de travail difficiles sur les chantiers du Mondial 2022 au Qatar. «Plus de travailleurs vont mourir pendant la construction (des stades) que de footballeurs fouleront les terrains».

La faute à des températures de plus de 50°C et un manque de protection consternant de la part des autorités. «Ils risquent les crises cardiaques et la déshydratation... Beaucoup meurent la nuit, de coups de chaud», a expliqué la secrétaire générale, estimant à presque 200 le nombre de décès d'ouvriers népalais pour la seule année 2010. Côté qatari, Sharan Burrow dénonce « un mur du silence » quand elle tente d’évoquer le sujet. Voilà qui ne va pas redresser l’image trouble du Qatar, déjà soupçonné d’avoir acheté l’organisation de la dite Coupe du monde…

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