Lance Armstrong et Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, en juillet 2005, à Troyes.
Lance Armstrong et Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, en juillet 2005, à Troyes. - JOEL SAGET / AFP

R.S.

Si les dîners très officiels qui l’attendent jeudi soir ne le retiennent pas jusqu’au petit matin, Christian Prudhomme sera devant sa télé, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour écouter les aveux de Lance Armstrong. Le patron du Tour de France, qui officialisait jeudi matin à l’ambassade de Grande-Bretagne le grand départ de l’édition 2014 depuis Leeds, est forcément impatient d’entendre les révélations de l’Américain, interviewé par Oprah Winfrey. Mais il ne souhaite pas pour autant s’avancer sur des propos attendus à partir de 3h du matin.

«Je ne peux en dire plus parce que je ne sais pas exactement ce qu’il va dire. Nul n’aurait imaginé qu’il passe aux aveux publiquement après des années de dénégations fermes. C’est quelque chose de marquant. Et ce qui est certain, c’est qu’il faudra aller au bout», a-t-il expliqué. Le patron du Tour martèle toujours le même discours sur le dopage et la lutte qui l’accompagne: «On est habitués à vivre avec ça. Pour nous, Armstrong, c’est déjà du passé. Les sept Tours, il ne les a plus. Donc ce qu’il faut comprendre, ce sont les mécanismes [du dopage organisé].»

Par ailleurs, Christian Prudhomme s’est montré sceptique sur la présence de Lance Armstrong à l’arrivée du prochain Tour de France. Pour la centième édition, les 2.060 coureurs encore vivants ayant bouclé un Tour dans leur carrière étaient invités sur les Champs-Elysées. Mais à ce jour, sa présence «semblerait incongrue» sur la ligne d’arrivée.