Accident sur le Dakar: «Il n’y a pas d’événements avec autant de contrôles», assure Etienne Lavigne

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Publié le 10 janvier 2013.

DAKAR - le patron de la course s'exprime après l'accident entre un taxi et une voiture d'assistance qui a fait deux morts mercredi soir au Pérou...

De notre envoyé spécial à Calama (Chili)

Il a déjà de longues journées quand tout va bien. Alors quand un accident de la route vient perturber sa course, Etienne Lavigne dort encore moins. Le patron du Dakar est venu donner les derniers détails sur l’accident qui a coûté la vie à deux Péruviens, mercredi soir, dans un accident entre un camion de l’équipe Race to Recovery et un taxi.

Comment vont les blessés de l’accident?

Les trois personnes de l’assistance ont été transportées à Lima, et leur pronostic vital n’est pas engagé. Quand aux blessés péruviens, ils sont à l’hôpital de Tacna. Il y a beaucoup de fractures mais pas de pronostic vital engagé. 

Vous avez une idée du scénario du drame?

Absolument pas, parce qu’on n’a pas reçu le rapport de la police péruvienne. En revanche, on sait qu’il y a eu un choc frontal entre un véhicule d’assistance de Race to Recovery et un taxi. Un autre taxi, en voulant éviter l’accident, a fait plusieurs tonneaux. 

Découvrez le blog de notre envoyé spécial

Les véhicules d’assistance du Dakar prennent-ils trop de risques?

Il y a un contrôle très strict de l’ensemble des véhicules du Dakar, sur l’ensemble du parcours. Nous avons les moyens de contrôler leur vitesse. On a aussi six voitures chargées d’encadrer l’ensemble des voitures avec le concours des polices locales. Les incivilités, elles sont assez réduites. Les pénalités financières, il y en a cinq ou six par jour, pour des dépassements très faibles. On est très strict là-dessus, c’est une de nos priorités. Il n’y a pas d’autres événements où on contrôle autant les gens heure par heure.  

La fatigue des équipes d’assistance peut-elle aussi être une cause?

L’aménagement de chaque journée est très étudié. Hier [mercredi], c’était allégé de manière à avoir le temps de faire les distances d’un bivouac à l’autre. Nous tenons compte des timings pour leur permettre de se reposer. Sur l’étape Nasca-Arequipa, on avait installé des checkpoints où les gens devaient s’arrêter pour faire des pauses. Ils sont aussi plusieurs à tourner dans chaque véhicule. 

Les chauffeurs subissent-ils la pression des patrons d’écuries?

Non. Ils sont sensibilisés, on a des réunions avec eux. Il y a une parfaite collaboration entre eux et nous sur cette thématique. Et d’ailleurs, ce sont les premiers à nous faire remonter les informations si nos timings ne sont pas bons. 

Vous avez des contacts avec l’équipe Race to Recovery?

Evidemment. Toute la nuit avec leur team manager. Et aujourd’hui [jeudi] pour s’assurer que son personnel était bien évacué. Et on va les revoir ce soir. On verra comment ça se passe pour eux.

Antoine Maes
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