Les prostituées de la ville brésilienne de Belo Horizonte (sud-est), où se déroulera l'une des demi-finales du Mondial-2014 de football, auront droit à des cours d'anglais gratuits pour faciliter leur travail avec les touristes.
Les prostituées de la ville brésilienne de Belo Horizonte (sud-est), où se déroulera l'une des demi-finales du Mondial-2014 de football, auront droit à des cours d'anglais gratuits pour faciliter leur travail avec les touristes. - Christophe Simon afp.com

© 2013 AFP

Les prostituées de la ville brésilienne de Belo Horizonte (sud-est), où se déroulera l'une des demi-finales du Mondial-2014 de football, auront droit à des cours d'anglais gratuits pour faciliter leur travail avec les touristes. «Elles apprendront les expressions du quotidien mais aussi le vocabulaire technique du sexe», a déclaré mardi à l'AFP, Cida Vieira, présidente de l'Association des prostituées de l'Etat du Minas Gerais (Aspromig) dont Belo Horizonte est la capitale.

«Elles devront être capables de parler avec le client de ses fantasmes», a souligné Mme Vieira. «Une vingtaine de professionnelles du sexe se sont déjà inscrites» et 300 inscriptions sont attendues d'ici à la fin de l'année. Mais la présidente d'Aspromig redoute que la demande explose. Les candidates intéressées pourront également apprendre l'espagnol ou le français.

Des cours de six mois

«Il y a 80.000 prostituées à Belo Horizonte, dans les rues, les boîtes de nuit, les instituts de massage et la demande ne cesse de croître», a-t-elle dit, soulignant que cette initiative s'inscrit dans le cadre de la lutte des prostituées pour réglementer la profession. Sans aucune aide gouvernementale ou du secteur privé, les cours débuteront début mars et devraient durer six mois. Ils seront donnés par des bénévoles et auront lieu dans une salle cédée par l'Association des Gays, Lesbiennes et transsexuels.

L'Aspromig compte déjà des psychologues et des médecins volontaires et compte plus de 4.000 prostituées inscrites. Pollyana Temponi, 27 ans, qui se prostitue depuis trois ans, a déclaré au quotidien Folha de Sao Paulo que «l'anglais lui servira à négocier le prix et à définir ce que veut le client». Et d'ajouter: «Aujourd'hui, n'importe quelle profession exige l'anglais».