Noël Le Graët a été réélu samedi président de la Fédération française de football avec 83,07% des voix au premier tour du scrutin organisé à l'issue de l'Assemblée générale de la FFF, contre 13,20% à François Ponthieu et 3,72% à Eric Thomas.
Noël Le Graët a été réélu samedi président de la Fédération française de football avec 83,07% des voix au premier tour du scrutin organisé à l'issue de l'Assemblée générale de la FFF, contre 13,20% à François Ponthieu et 3,72% à Eric Thomas. - Kenzo Tribouillard afp.com

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Noël Le Graët a été réélu samedi président de la Fédération française de football avec 83,07% des voix au premier tour du scrutin organisé à l'issue de l'Assemblée générale de la FFF, contre 13,20% à François Ponthieu et 3,72% à Eric Thomas.

Elu à la tête de l'instance le 18 juin 2011, ancien maire de Guingamp et ancien président du club de la ville, ex-président de la Ligue nationale, repart donc pour un mandat de quatre ans qui sera marqué par l'Euro-2016, organisé en France. «Le score m'honore mais il me donne des responsabilités. Vous ne serez pas déçus. Vous pouvez vraiment compter sur nous, on va se remettre au travail», a-t-il affirmé après le scrutin.

Le Breton, soutenu par l'UCPF (le syndicat des clubs professionnels, ndlr), pouvait se prévaloir d'un bilan jugé globalement positif par la majorité des acteurs du football français. Les comptes fédéraux sont dans le vert, la baisse du nombre de licenciés est à peu près enrayée et son choix de confier la sélection à Didier Deschamps a été validé par le match nul ramené d'Espagne en octobre (1-1).

Une réélection attendue

A propos du mandat à venir, M. Le Graët a évoqué dans son discours d'avant scrutin «quatre années exceptionnelles, avec le Brésil et l'Euro-2016 qui est un cadeau du ciel». «L'Euro ne doit pas être seulement dans les stades et à la télévision mais aussi dans tous les districts. Réussir cette organisation, ce sera donner la passion aux jeunes et montrer que le foot rassemble», a-t-il ajouté.

Sa réélection était attendue, ses deux rivaux souffrant d'un positionnement relativement marginal en débit d'une campagne où ils ont tous deux été actifs. Candidat pour la deuxième fois, Eric Thomas représente le «foot d'en-bas» via son Association française du football amateur. Son score, meilleur que les 0,19% obtenus il y a 18 mois, reste décevant dans la mesure où son équipe espérait passer la barre des 10%. «On aurait pu prétendre à mieux qu'un rôle d'alibi démocratique si un président de district avait accepté de rejoindre notre liste», a-t-il regretté avant même le vote.

Quant à François Ponthieu, avocat et ancien patron de la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), il a mené campagne sur les thèmes de l'éthique et des valeurs, sans critiquer l'équipe en place. Son score est sans doute la principale surprise du scrutin. «Nous sommes tous du même parti, celui du foot. Il aurait été trop facile de critiquer», a-t-il expliqué avant le vote.