Dans un passé pas si lointain, quand les millions du Qatar n'étaient pas encore arrivés au PSG, personne ne s'étouffait en entendant les entraîneurs de Ligue 1 assurer que «la priorité, c'est le championnat». Parce qu'aucune équipe française, hormis le Lyon de Juninho, n'avait le potentiel pour jouer à fond les deux tableaux.
Jusqu'à ce PSG version Ancelotti, blindé de stars. Alors forcément, quand l'Italien affirme sur le plateau du«CFC» dimanche que «le PSG n'est pas encore une équipe assez solide pour être très compétitive en Ligue des champions» et qu'il «pense d'abord à gagner le championnat», il y a de quoi tiquer, surtout à quelques heures d'un match décisif à Zagreb.
Dans la salle de presse du Maksimir Stadion de Zagreb, Ancelotti tente d'expliquer cette prudence. «Je ne sais pas ce que nous pouvons faire dans la compétition. J'ai beaucoup de confiance dans l'équipe et dans la qualité individuelle des joueurs, mais… Passons déjà les poules, et après on verra.»
Bref, pour trouver une trace d'optimisme avant ce match contre une équipe qui a perdu ses huit rencontres de Ligue des champions depuis début 2011 (dont le fameux 1-7 face à Lyon l'hiver dernier), il faut se tourner vers un joueur, Blaise Matuidi. «Le PSG découvre la Ligue des champions, avance-t-il, mais on a la qualité pour emporter ce match. C'est l'objectif.» Expérience ou pas expérience, tout autre résultat aura du mal à satisfaire Ancelotti.
Sissoko ou Bodmer?
Le dernier entraînement du PSG a laissé entrevoir une composition plutôt classique avec Verratti devant une défense Alex-Thiago Silva. Le seul doute porte sur celui qui accompagnera l'Italien et Pastore au milieu, Bodmer et Sissoko étant tous les deux «disponibles», selon Ancelotti.