Entraîneur des arrières de l'Union depuis 2009, Vincent Etcheto a imprimé sa marque dans le jeu de l'équipe.
Entraîneur des arrières de l'Union depuis 2009, Vincent Etcheto a imprimé sa marque dans le jeu de l'équipe. - s.ortola / 20 minutes

PROPOS RECUEILLIS PAR ROMAIN BAHEUX

Il est l'un des symboles du jeu offensif et plaisant de l'UBB et pourrait en être récompensé à la Nuit du rugby ce lundi soir. Nominé, avec l'ancien manager Marc Delpoux et l'entraîneur des avants Laurent Armand, au titre de meilleurs techniciens du Top 14, Vincent Etcheto raconte sa vision du rugby. Petit-fils de la légende bayonnaise Jean Dauger, l'entraîneur des arrières a des principes de jeu forts.

La nomination. « C'est une reconnaissance du travail que l'on effectue. C'est très flatteur. On est dans la continuité de la saison dernière où l'on avait déjà été récompensé pour notre année en Pro D2. Le rugby est constitué de cycles, c'est un sport en évolution mais les bases restent les mêmes. On dit que les défenses sont plus dures qu'avant mais comme les attaques le sont aussi, le rapport de force est identique. On tente de monter une équipe compétitive avec les moyens que l'on a. Personnellement, je le prends comme une récompense alors que j'arrive d'équipes de jeunes et de Fédérale. »
Le projet de jeu. « J'entraîne comme j'aurais aimé qu'on m'entraîne tant dans le domaine de la communication que dans le contenu des séances d'entraînement. Le projet de jeu est simple : je ne veux pas mettre les joueurs dans une logique de victoire à tout prix. Gagner oui, mais il faut prendre du plaisir en jouant. Même si on a perdu contre Toulouse notre dernier match de championnat (32-34), j'ai vu des gens heureux. Quand je me retournais vers les tribunes de Chaban, je voyais de nombreux spectateurs avec le sourire. J'ai pris mon pied malgré la défaite. »
Les références. « C'est aussi bien des actions que des équipes. J'ai quelques images qui me reviennent en tête quand je pense au rugby que je veux mettre en place. Il y l'essai du Gallois Gareth Edwards avec les Barbarians contre les All-Blacks en 1973, où il y a une dizaine de temps de jeu avant la conclusion de l'action. On me dit que c'est risqué de jouer comme ça, mais non. On ne prend pas de risques quand on fait une passe, on joue au rugby tout simplement. Sinon, il y a aussi la Nouvelle-Zélande, l'Australie des années 80 qui était très bonne sur l'utilisation du ballon lors du premier temps de jeu. Quand j'étais gosse, j'admirais le grand Stade Toulousain avec les Charvet, les Bonneval... Ce sont eux qui m'ont donné l'envie de jouer au rugby. Je pourrais aussi citer l'Aviron Bayonnais entraîné par mon père [Roger]. »