L'ancien coureur cycliste américain Lance Armstrong, le 22 septembre 2010, à New York.
L'ancien coureur cycliste américain Lance Armstrong, le 22 septembre 2010, à New York. - L.JACKSON / REUTERS

A.D

«Ce n’est pas crédible de dire qu’ils ne savaient pas ce qu’il se passait. Je me suis plaint auprès de l’UCI pendant des années». Pour Richard Pound, directeur de l’Agence Mondiale Antidopage entre 1999 et 2007, l’UCI a couvert Lance Armstrong. Dans un entretien accordé à l’AFP, il affirme que la Fédération Internationale était au courant des agissements du septuple vainqueur du Tour de France. Quatre jours après la révélation du dossier accablant Lance Armstrong, Pound s’attaque donc aux instances.

Selon lui, elles ont été beaucoup trop laxistes pendant le règne de l’Américain et notamment avant le départ des courses. «La course partait à 13h ou 14h et aucun test n’était effectué avant le départ pour voir s’ils étaient chargés», avant d’ajouter que les coureurs bénéficiaient d’une heure de tranquillité à l’arrivée. Dans ces conditions et avec le système mis en place par Armstrong et ses hommes, il était devenu très facile de déjouer les contrôles.