La rupture se précise entre le club de handball de Montpellier (MAHB), qui craint de plus en plus pour son avenir, et ses cinq joueurs mis en examen pour escroquerie dans l'affaire de soupçons de match truqué, l'avocate du MAHB jugeant "vraisemblable" des licenciements.
La rupture se précise entre le club de handball de Montpellier (MAHB), qui craint de plus en plus pour son avenir, et ses cinq joueurs mis en examen pour escroquerie dans l'affaire de soupçons de match truqué, l'avocate du MAHB jugeant "vraisemblable" des licenciements. - Sylvain Thomas afp.com

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La rupture se précise entre le club de handball de Montpellier (MAHB), qui craint de plus en plus pour son avenir, et ses cinq joueurs mis en examen pour escroquerie dans l'affaire de soupçons de match truqué, l'avocate du MAHB jugeant «vraisemblable» des licenciements.

«Le pari, c'est un manquement grave aux règles du contrat de travail, encore plus quand on parie contre son club (...) Cela peut justifier des sanctions qui peuvent aller jusqu'au licenciement», a déclaré au cours d'une conférence de presse l'avocate du Montpellier Agglomération Handball (MAHB), Me Michèle Tisseyre, rappelant que la loi interdisait aux joueurs mais aussi à leurs proches de parier sur les matches de leur sport.

Des excuses attendues

Interrogée sur la probabilité que le club se sépare de certains joueurs, elle a répondu: «C'est vraisemblable, ce sera au cas par cas», jugeant nécessaire d'entendre les explications, voire les excuses des joueurs, et surtout de respecter le droit du travail.

Le problème pour le MAHB, c'est que l'icône du handball français Nikola Karabatic, Luka Karabatic, Primoz Prost, Dragan Gajic et Issam Tej ont été placés sous le régime d'un contrôle judiciaire qui leur interdit tout contact avec le club. Ils ne peuvent donc être entendus et par conséquent sanctionnés.

Des appels étudiés

«Il n'y aucune lettre de licenciement de prête», a assuré Me Tisseyre, qui ne s'est pas prononcée sur les soupçons de match truqué. «Ce n'est pas à nous de répondre», a dit la bâtonnière, soulignant que pour le club il était «légitime de se poser des questions sur l'existence des paris.»

Mardi, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Montpellier doit étudier l'appel interjeté par les avocats des joueurs concernant ce contrôle judiciaire et pourrait rendre sa décision sous 48 heures. Selon une source proche du dossier, ce contrôle a été décidé car les joueurs ont refusé de s'expliquer devant le juge, sur les conseils de leurs avocats.