José Anigo pendant le match OM-PSG, le 7 octobre 2012 au stade Vélodrome. 
José Anigo pendant le match OM-PSG, le 7 octobre 2012 au stade Vélodrome.  - NIVIERE/VILLALONGA KARINE/SIPA

Thibault Vielle, à Marseille

«Il faut arrêter de prendre Morgan comme un bouc émissaire.» La parole était à la défense lors de la conférence de presse qui a eu lieu jeudi matin au centre d’entraînement de  l'OM. Et c'est José, Anigo, le directeur sportif marseillais, qui s'y est. Il s’est insurgé contre les propos de Christophe Bouchet, qui avait déclaré que le joueur devait s’expliquer de son comportement durant le dernier Classique opposant le club olympien au PSG. A la mi-temps de ce match (1-1), Morgan Amalfitano avait en effet asséné une clauqe au Parisien Blaise Matuidi.

Une «poussette au visage»

José Anigo a inimisé le geste d’humeur de son joueur, expliquant qu'il s'agissait d'«une poussette au visage». «J’ai vécu beaucoup de classico, celui-ci s’est très bien déroulé, il n’y a rien eu à dire avant, pendant, et après la rencontre, c’est triste de le réduire à ce petit incident», explique le directeur sportif. José Anigo a indiqué à la presse qu’il sera présent aux côtés de Morgan Amalfitano devant la commission de discipline. «Nous aussi on a des images beaucoup plus parlantes, lorsque par exemple à la 2e minute Matuidi envoie Valbuena dans les cordes. On peut aussi sanctionner Christophe Jallet pour ses propos d’avant match quand il parle de boîte à gifles».

Le directeur sportif explique enfin que l’arbitre Tony Chapron «a très bien géré la rencontre et qu’à un aucun moment il n’a parlé d’expulsion». La preuve, toujours selon José Anigo, «il n’y avait aucun rapport d’arbitrage à la fin du match. L’affaire a été montée par des personnes qui ont vu des incidents depuis leurs écrans de télévisions». Il conclut enfin sur une note plus personnelle en désignant le possible futur concurrent de Noël Le Graet à la tête de la fédération, Christophe Bouchet: «s’il veut faire une campagne politique, qu’il la fasse autrement…»