Hugo Lloris sous le maillot de Tottenham contre la Lazio Rome en Ligue Europa, le 20 septembre 2012 à White Hart Lane. 
Hugo Lloris sous le maillot de Tottenham contre la Lazio Rome en Ligue Europa, le 20 septembre 2012 à White Hart Lane.  - David Klein/NEWSCOM/SIPA

A.D

«C’est vrai que j’ai un statut en France mais il faudra le démontrer dès que j’aurai la possibilité d’avoir du temps de jeu, et je pense que les choses vont rentrer dans l’ordre assez vite.» Interrogé par le journal L’Equipe sur ses premiers pas difficiles en Angleterre, Hugo Lloris reste tranquille. S’il n’a pas été titularisé dès son arrivée à Tottenham, c’est avant tout pour une question d’adaptation. «Je m’attendais un petit peu à ça, parce que l’Angleterre reste une culture particulière, les Anglais veulent vous voir jouer sur le terrain avant de vous juger.» C’est désormais chose faite puisque l’ancien gardien lyonnais vient d’enchaîner deux matchs consécutifs dans les buts des Spurs (Ligue Europa et Premier League), une première depuis son transfert.

«Tottenham souhaitait ma venue»
 
Laissé sur le banc jusqu’ici, Lloris a rongé son frein en silence malgré les déclarations surprenantes de son entraîneur affirmant que Brad Friedel restait le numéro un. «Je n’ai pas signé à Tottenham pour avoir ce rôle-là. Je pense que tout se fera naturellement. Je suis au service de l’équipe, je respecte tout le monde mais je suis venu pour jouer». Dès le début, les choses étaient claires. Si le portier français est parti à l’étranger, c’est qu’il s’est senti désiré. Tottenham le voulait. «Il (Villas-Boas) m’a dit que tout le monde à Tottenham souhait ma venue, et en Angleterre, le manager a un certain pouvoir sur ces choses-là ». Il sait désormais qu’il a les cartes en main pour récupérer une place de titulaire. Il a la confiance de son staff, a lui de saisir sa chance.