Le défenseur français Adil Rami (en blanc) lors de la défaite des Bleus contre la Suède à l'Euro, le 19 juin 2012 à Kiev.
Le défenseur français Adil Rami (en blanc) lors de la défaite des Bleus contre la Suède à l'Euro, le 19 juin 2012 à Kiev. - F.Fife/AFP

A.D.

 «C’est dur, parfois injuste (les critiques). Mais encore une fois, je n’ai pas fait une bonne compétition. C’est le très très haut niveau. On n’a pas le droit de se rater.» Invité par L’Equipe à s’exprimer sur ses performances à l’Euro en juin dernier, Adil Rami n’a pas été tendre avec lui-même. Critiqué après l’élimination en quart de finale face à l’Espagne (0-2), le défenseur des Bleus «essaie de relativiser». Le départ de Laurent Blanc a redistribué les cartes et l’ancien Lillois, plus titulaire, se dit maintenant prêt à prouver à Didier Deschamps qu’il n’était pas lui-même à l’Euro.

«J’aurais aimé faire plus »

«Je n’ai pas eu peur, non. Mais dans ce métier, il faut constamment se remettre en question. Si Laurent Blanc était resté, cela aurait été la même chose. Quand tu es en équipe de France, tu es regardé, épié.» Adil Rami sait l’exigence qui accompagne la sélection nationale. Chaque match peut bousculer la hiérarchie jusqu’alors établie. C’est pourquoi il a évoqué l’ancien coach des Bleus, qui lui a fait confiance pendant toute sa campagne. «Cela m’arrive d’y penser. Quand un entraîneur te fait confiance, tu as envie de lui renvoyer l’ascenseur. J’aurais aimé faire plus vraiment.»
 
Titulaire à l’occasion du dernier match de l’ère Blanc (face à l’Espagne), Rami pourrait bientôt voir quelques souvenirs remonter à la surface. Le 16 octobre prochain, il pourrait être titularisé aux côtés de Laurent Koscielny, pour défier les doubles champions d’Europe en titre.