Loin du tumulte du handball, loin aussi de l'effervescence de la saison dernière où les arrivées de Tony Parker et Nicolas Batum avaient alimenté le buzz, le Championnat de France de basket reprend sans beaucoup de bruit vendredi malgré quelques grandes nouveautés.
Loin du tumulte du handball, loin aussi de l'effervescence de la saison dernière où les arrivées de Tony Parker et Nicolas Batum avaient alimenté le buzz, le Championnat de France de basket reprend sans beaucoup de bruit vendredi malgré quelques grandes nouveautés. - David Le Deodic afp.com

avec AFP

Loin du tumulte du handball, loin aussi de l'effervescence de la saison dernière où les arrivées de Tony Parker et Nicolas Batum avaient alimenté le buzz, le Championnat de France de basket reprend sans beaucoup de bruit vendredi malgré quelques grandes nouveautés. Deux semaines après le match des Champions au Palais des Congrès, une initiative audacieuse mais au succès populaire mitigé, la ProA fait son retour dans un relatif anonymat, au grand dam de ses promoteurs.

Retour de la finale en cinq manches

Le problème reste le même: les figures emblématiques du basket français jouent en NBA et la compétitivité de la ProA, mis à mal sur le front européen, n'aide pas à attirer les joueurs étrangers qui font lever les foules. A la traîne des grands championnats, la ProA ne manque pourtant pas d'atouts. Et en plus elle bouge et offre cette année plusieurs nouveautés dont la première est, en fait, un retour en arrière avec la réintroduction d'une finale au meilleur des cinq manches après huit finales sur match sec à Bercy.

Réclamée par les plupart des entraîneurs parce que le format rend mieux justice aux efforts fournis durant la saison, ce changement doit, aux yeux de la Ligue nationale, «rendre la finale aux clubs». En compensation, la LNB a «rapatrié» en région parisienne la Semaine des As qui aura lieu à Disneyland Paris en février et s'appelera désormais la «Leaders Cup».

Si la finale redevient «old school», l'autre nouveauté est en revanche une vraie révolution avec le projet de la Ligue de faire passer la ProA de 16 à 18 équipes dont deux seront invitées sur dossier. Rejoindre l'élite sans être qualifié sportivement mais sur des critères comme la salle, un budget ou une aura, serait une grande première dans le sport français et une ouverture vers une Ligue semi-fermée.

Les clubs de ProA, de ProB et de Nationale 1 intéressés ont d'ici le 31 décembre pour déposer un dossier. Une commission doit ensuite rendre en février son avis qui sera tenu secret jusqu'après les finales de ProA et de ProB, histoire de ne pas fausser la fin des championnats.

Châlon pour le doublé

Dans la course au titre, Chalon-sur-Saône, après être devenu la saison dernière la première équipe à réussir le triplé Coupe-As-Championnat depuis Pau-Orthez en 2003, ambitionne aussi de devenir le premier depuis Pau-Orthez en 2004 à conserver son titre, ce que personne n'a réussi à Bercy. Sur le papier, l'Elan est armé pour, après avoir conservé 70% de son effectif, dont son astre Blake Schilb, et attiré un vrai joueur NBA avec Sheldon Williams qui, blessé, n'a pas encore joué mais dont on attend beaucoup.

Derrière, Gravelines et Le Mans, qui n'a échoué que de justesse à rejoindre Chalon en Euroligue, restent des valeurs sûres, alors que deux anciennes places fortes, Nancy et Cholet, paraissent un peu en retrait cette fois. Le Paris-Levallois s'annonce en revanche fort avec Sean May, ancien pivot NBA, ainsi que deux meneurs de jeu, Antoine Diot et Andrew Albicy, qui ont fait office de doublure de Tony Parker en équipe de France ces dernières années.

Roanne, c'est rare, a changé l'intégralité de son équipe pour présenter un effectif séduisant sur le papier. Strasbourg, entraîné par le sélectionneur des Bleus, Vincent Collet, vise au moins les play-offs que le sélectionneur des Bleues, Pierre Vincent, espère également atteindre avec Villeurbanne.

Le retour de ProB de Limoges, plus beau palmarès du basket français, est toujours un événement et promet des soirées brûlantes à Beaublanc. D'autant que le CSP est aujourd'hui entraîné par une authentique légende, le Grec Pagniotis Giannakis, ancien grand joueur et ex-sélectionneur de la Grèce.

Avec Collet, Vincent et Giannakis mais sans Parker et Batum, les stars en ProA sont aujourd'hui plus que jamais sur le banc.