Romain Dumas s'apprête à découvrir le rallye de France, à partir de jeudi.
Romain Dumas s'apprête à découvrir le rallye de France, à partir de jeudi. - S. MAHE/REUTERS

Floréal Hernandez

Le temps d'une semaine en Alsace, Romain Dumas change toutes ses habitudes. Le vainqueur des 24 heures du Mans 2010 quitte la piste pour les routes alsaciennes, accepte un passager à bord de sa voiture – son copilote Matthieu Baumel –, et passe la Loire. « Jusqu'à présent, mon rallye le plus au Nord était celui de Lyon-Charbonnières », sourit-il.

Moins de 40 km avec sa Mini WRC
Car s'il est un novice en WRC, Romain Dumas s'aventure parfois en rallye. « Si 99 % du temps, je fais de la piste, j'ai participé à quatre ou cinq rallyes lors des trois dernières années. » C'est en revanche en Alsace qu'il s'est inscrit pour la première fois à un rallye avec une structure autre que la sienne, car la manche de championnat du monde était « trop grosse, trop compliquée » à gérer.
Pour le rallye de France, Romain Dumas a même troqué sa Porsche 997 GT+ pour une Mini John Cooper Works WRC. Une voiture qu'il ne maîtrise pas. « Je n'ai fait que 35 km avec, lundi. On n'a pas réglé la voiture, seulement la position de conduite, avoue-t-il bluffé par le freinage et la tenue de route de son bolide. D'habitude en rallye, j'ai une voiture avec laquelle je me bats car la Porsche est difficile à dompter et souvent je sous-note. Là, je dois me battre pour repousser mes limites et il faut surnoter. »
Au moment d'évoquer les lieux où il a découvert sa voiture, le natif d'Alès bloque, peu accoutumé aux noms des villages alsaciens. Matthieu Baumel l'aide et cite Drulingen, Hirschland ou Bettwiller. De la piste au rallye, le changement de conduite est total. « En circuit, je sais à quel point je peux freiner, accélérer, tourner. Là, je dois tout improviser », annonce Romain Dumas, ravi « d'être dans la découverte ».