Nenê pris en tenaille par Moutinho et James, le 3 octobre 2012 à Porto.
Nenê pris en tenaille par Moutinho et James, le 3 octobre 2012 à Porto. - R.Marchante/REUTERS

A Porto, Julien Laloye

On dirait presque que ça faisait partie du plan. Invaincus depuis une éternité (le 30 avril dernier à Lille), les Parisiens, qui ont sombré dans les grandes largeurs à Porto -bien plus que le score ne peut le laisser penser-  ont vécu cette défaite comme un rite initiatique, une «étape importante pour une équipe destinée à faire de grandes choses», selon Leonardo, venu prêché la bonne parole en zone mixte. « C’est le genre de match qui nous donne la motivation pour continuer à s’améliorer et à grandir à tous les niveaux. C’est ce dont on a besoin pour la suite »

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Un peu plus tôt, Carlo Ancelotti n’avait pas non plus enfoncé ses joueurs après avoir passé 90 minutes debout devant son banc de touche pour recadrer les uns et les autres: «On n'a pas encore assez d'expérience pour venir ici et faire jeu égal. On a besoin d'un peu de temps. C'est normal de ne pas encore être prêt pour faire ici un match de qualité.» Sommé de livrer quelques explications sur le fait que son équipe ait concédé plus d’occasions en un match que sur tout le début de saison, l’entraîneur italien s’est pudiquement borné à évoqué «des problèmes » sur son côté droit. La volonté, sans doute, de ne pas accabler Van der Wiel, complètement hors sujet au stade Dragao.

«On continue à apprendre»

Encore que Christophe Jallet, appelé à la rescousse pour colmater la fuite, a lui aussi pris un beau bouillon de la part de Varela juste après son entrée. L’i’international français a pu voir la différence de niveau entre une équipe encore neuve à ce niveau et un vieil habitué des soirées de Coupe d’Europe: «On est une équipe encore en rodage, qui se cherche un peu et qui manque d’expérience. Ce revers permet de ne pas s’enflammer et de voir qu’il y a beaucoup de marge entre le PSG et les grandes équipes. »

Une marge que le PSG a le temps de combler selon Blaise Matuidi, l’un des rares à surnager en seconde période : «On continue à apprendre et il nous reste quatre matchs pour se qualifier». Un discours qui ne fonctionnera pas en cas de nouvelle déconvenue dimanche à Marseille pour le deuxième grand rendez vous de la semaine du PSG.