Montpellier est toujours vivant. Mais il est revenu de l’enfer. Réduit à dix, malmené, contraint de laisser son avenir entre les mains d’un grand Geoffrey Jourdren, le champion de France a arraché le match nul (2-2) dans les derniers instants de la rencontre grâce à Souleymane Camara. L’homme des secondes mi-temps a été préféré une fois de plus à la pointe de l’attaque à l’Argentin Emanuel Herrera.
René Girard a donc gagné son pari. Celui du jeu. En titularisant un flanc gauche inédit avec Benjamin Stambouli en défense et Karim Aït-Fana, buteur (13e) l’entraîneur avait choisi de favoriser la vitesse et la vivacité à l’expérience. Les faits lui ont donné raison. «On était venus pour faire quelque chose, on y est parvenus», savoure camara.
Alors Montpellier a souffert, notamment devant le talent de Julian Draxler, buteur après avoir pris toute la défense à revers (26e). Avant de dribbler trois joueurs et de contraindre Garry Bocaly à la double peine: penalty (53e) et expulsion du Martiniquais. Mais Montpellier avait du coeur. En surgissant à la dernière minute, Camara a permis à ses partenaires de rester en vie dans cette compétition. Les progrès dans l’état d’esprit aperçu en L1 sont désormais visibles sur tous les terrains.