Hatem Ben Arfa célèbre son but face à Tottenham, le 18 août 2012 à Saint-James Park. 
Hatem Ben Arfa célèbre son but face à Tottenham, le 18 août 2012 à Saint-James Park.  - DARREN BLACKMAN/COLORSPORT/SIPA

A Newcastle, Romain Baheux

Même pas besoin d’interroger Alan Pardew pour que le coach de Newcastle vante les louanges d’Hatem Ben Arfa. Adressée à Yohan Cabaye, la question sur l’état de forme de l’ancien grand espoir du football tricolore a vu un supplément de réponse délivré spontanément par l’entraîneur des Magpies. «Un seul mot: magnifique», lance-t-il, sourire aux lèvres. Didier Deschamps ne semble pas partager l’enthousiasme de son collègue d’outre-Manche à l’égard de Ben Arfa. Exclu de toutes les listes de Didier Deschamps depuis la prise de fonction de l’ancien entraîneur de Marseille, le nom du Magpie revient avec insistance alors que le sélectionneur national doit annoncer ce jeudi la liste des joueurs retenus pour les matchs contre le Japon et l’Espagne (12-16 octobre).

 «Il a changé depuis son arrivée à Newcastle»
 
Dans le nord de l’Angleterre, le milieu offensif peut compter sur quelques partisans de son retour en Bleu. «C’est notre meilleur joueur depuis le début de la saison, approuve Michael Lowes, journaliste de la BBC. Ici, les gens sont un peu surpris de ne pas le voir en équipe de France.» Sa dernière cape avait fait couler beaucoup d’encre. Titularisé contre la Suède lors du dernier match de poule à l’Euro, Ben Arfa avait eu des mots avec Laurent Blanc à la mi-temps de la rencontre. Son unique action d’éclat de l’Euro. «On n’a pas reparlé de ce qu’il s’était passé là-bas car il n’est pas venu vers moi pour le faire, raconte son partenaire en club Yohan Cabaye. C’est important qu’il se concentre sur sa saison car il nous a fait gagner des matchs, j’espère qu’il va garder le même état d’esprit et continuer à jouer pour l’équipe.»
 
Ses relations avec Deschamps, que l’on dit crispées depuis son départ houleux de Marseille en 2010, et son image ne jouent pas en sa faveur. «Il est un peu lunatique et parfois un peu arrogant, souligne Michael Lowes, mais il a quand même changé depuis son arrivée au club. Il est devenu un joueur plus intelligent et mature.» Proche d’Alan Pardew, Ben Arfa a sûrement dû apprécier la prolongation du contrat de son entraîneur jusqu’en 2020 la semaine dernière. Et croise les doigts pour que Didier Deschamps ne bénéficie pas du même traitement de faveur.