Nikola Karabatic sort sous escorte policière de Coubertin, le 30 septembre 2012
Nikola Karabatic sort sous escorte policière de Coubertin, le 30 septembre 2012 - F.FIFE/AFP

© 2012 AFP

Douze personnes, dont Nikola Karabatic et sept autres joueurs de l'équipe de handball de Montpellier, ainsi que deux joueurs du PSG, étaient interrogées dimanche par la police à Paris dans le cadre de l'affaire du match truqué présumé sur fond de paris sportifs, a-t-on appris de sources concordantes. Parmi les huit joueurs de Montpellier, figurent donc l'icône du handball français et son frère Luka, selon une source proche des joueurs.

Les autres personnes entendues sont donc six autres joueurs montpelliérains, deux ex-Montpelliérains passés depuis au PSG, un membre du staff de l'équipe de Montpellier et la compagne d'un joueur, a précisé une source policière. Le double champion olympique Nikola Karabatic et quatre de ses coéquipiers ont été ensuite emmenés par la police à l'issue du match ayant opposé Montpellier au PSG à la salle Pierre de Coubertin de Paris.

Convoi de police

Outre Nikola Karabatic, les joueurs emmenés par les enquêteurs, dans un convoi de voitures de police qui ont démarré en faisant hurler leurs sirènes, sont Wissem Hmam, Michaël Robin, Dragan Gajic et Primoz Prost, a constaté un journaliste de l'AFP. Le kinésithérapeute de l'équipe, Yann Montiège, est parti avec eux, selon la même source.

Les 12 personnes ont d'abord été entendues dans le stade Coubertin, situé dans le XVIe arrondissement de Paris, où a eu lieu dimanche après-midi le match de Championnat de France remporté par le PSG face à Montpellier (38-24), a indiqué une source proche des joueurs. Les auditions ont commencé à l'issue du match, en fin d'après-midi, les policiers s'étant rendus aux vestiaires, a ajouté cette source. Une journaliste de l'AFP a vu des policiers en civil, ordinateur portable à la main, montrer leurs insignes aux vigiles du stade pour y entrer.

Une information judiciaire, ouverte sur cette affaire depuis le 1er août, vise à la fois des faits «de corruption active et passive», mais aussi des faits «d'escroquerie et de recel d'escroquerie» aux dépens de la Française des Jeux (FDJ). Dans le cadre de l'information judiciaire en cours à Montpellier, l'entraîneur et le président du club ont déjà été entendus.