Frédéric Michalak dans les tribunes du stade de Colombes, le 25 août 2012.
Frédéric Michalak dans les tribunes du stade de Colombes, le 25 août 2012. - P.Danoun / SIPA

Nicolas Stival à Toulouse

Samedi, le Stadium accueillera le choc du Top 14. Leader invaincu après six journées, Toulon se déplacera sans 14 cadres chez le tenant du Bouclier de Brennus. Mais avec, malgré tout, une belle équipe, menée par Frédéric Michalak. L'ancien « enfant star » de Toulouse, champion de France à 18 ans en 2001, va affronter pour la première fois son club formateur, définitivement quitté à l'été 2011.

Novès: «un type génial»

«Il est parti d'ici alors qu'il était un peu en difficultés, relève le 3e ligne Jean Bouilhou. Mais c'est super qu'il ait pu refaire surface en Afrique du Sud, et désormais à Toulon. » En méforme et souvent blessé vers la fin de son aventure stadiste, l'ouvreur (30 ans le 16 octobre) a brillé chez les Sharks. Finaliste du Super 15, le championnat des provinces de l'hémisphère Sud, Michalak (56 sélections) a retrouvé les Bleus pour la tournée d'été en Argentine. Et les débuts varois du jeune papa sont tout aussi prometteurs. «Il semble apaisé dans sa tête, bien dans ses crampons», apprécie son ancien chaperon Guy Novès.

La remise en question qu'il a su s'imposer en partant chez les Sharks l'a transformée. «C'est toujours un type génial. Aujourd'hui, on retrouve un joueur de très haut niveau. Le voir lutter contre le maillot rouge et noir du Stade Toulousain, ce sera forcément un peu particulier.» Pour Novès, mais aussi pour Michalak. « Cela va être dur pour lui, car sa vie et sa famille sont ici », juge le pilier Census Johnston. Rendez-vous samedi, à 20 h 45. 

Infirmerie stadiste

Actuel troisième du Top 14, à sept points du leader toulonnais, Toulouse devra composer samedi sans les piliers Antoine Guillamon et Vasil Kakovin, le talonneur Gary Botha, l'ouvreur Lionel Beauxis et le centre Yann David, blessés ou convalescents.