Jérémy Florès lors du Hurley Pro en Californie, le 20 septembre 2012
Jérémy Florès lors du Hurley Pro en Californie, le 20 septembre 2012 - Sean Rowland/AP/SIPA

Propos recueillis par Mathieu Gruel

C’est l’unique représentant Français, sur l’unique étape Française. Jérémy Florès, 24 ans, participe à partir de ce vendredi au Quicksilver pro France. Une épreuve qui rassemble jusqu’au 8 octobre l’élite du surf mondial sur le spot de la Gravière, à Hossegor. Et où le Réunionnais espère briller, comme il l’a expliqué à 20 Minutes.

Comment tu te sens avant le début de cette étape française?

C’est la première fois depuis longtemps que je fais une saison sans blessure. Du coup, Je me sens plutôt bien, à tous les niveaux. Je suis prêt physiquement et techniquement.

C’est quelque chose de particulier de surfer en France?

Oui, c’est un peu plus de pression. Je n’ai jamais fait de résultat ici, alors ça met un peu la haine de ne pas avoir encore pu donner cette victoire à tous ceux qui me soutiennent. Disons que ça me tient à cœur de bien faire en France. On verra ce que ça donne cette année.

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D’ailleurs, tu es le seul français sur le circuit WCT (la première division), comment l’expliques-tu?

Le niveau mondial a vraiment évolué ces dernières années. Sur le circuit, il n’y a que des surfers qui peuvent gagner un titre mondial. Il faut donc de la hargne et pas mal d’expérience… Mais il y a beaucoup de Français en WQS (la deuxième division ndlr). Et ils ne sont pas loin de la qualification pour accéder à l’élite. Je les y attends. Et avec mon expérience, j’espère que je pourrai les aider à exploser au plus haut niveau. On a de supers vagues en France, il n’y a pas de raison…

En 2010, tu as été le premier européen à remporter un titre WCT, à Pipeline… Comment l’as-tu digéré?

C’est la victoire que tout surfer rêve de remporter. J’en suis très fier. Si on m’avait demandé celle que je voulais gagner dans ma carrière, j’aurais dis celle-ci sans hésiter. Mais après, il faut réussir à passer à autre chose. Comme à une victoire en France, par exemple…

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La première victoire du Kelly Slater sur le WCT c’était il y a vingt ans à Hossegor. Il vient de remporter sa 50e victoire sur le circuit pro… C’est un exemple à suivre?

Kelly et moi, on a le même sponsor… J’ai donc eu la chance de beaucoup le côtoyer et d’apprendre énormément à ses côtés. Au cours des années, il a toujours réussi à s’adapter aux évolutions du surf, ce qui fait de lui le surfer le plus complet. C’est forcément un modèle.

Tu utilises Twitter, tu as un blog… C’est important pour toi?

J’avoue qu’au début, ce n’était pas mon idée, mais les fans demandaient à avoir plus de nouvelles. Du coup, sur Twitter ou sur mon blog, j’essaye d’être toujours sincère avec eux. Je reçois tellement de soutien, de gens qui passent des nuits blanches à attendre mes séries en compétition… C’est donc un super moyen de garder contact avec eux.

En 2008, tu finissais ta saison à la septième place… Tu es actuellement huitième. Tu penses pouvoir franchir un palier cette année?

Là, je ne suis pas trop mal placé pour le classement mondial. Je pense que mon niveau va encore s’améliorer et j’essaye de vraiment bosser ma technique. Donc oui, je pense pouvoir encore progresser. Et puis, dernièrement, j’ai testé des centaines de planches pour trouver celle qui fait la différence. J’espère l’avoir trouvée.

Le Quiksilver Pro France, du 28 septembre au 8 octobre à Hossegor.

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