«La Ryder Cup, c'est mieux que les Jeux du cirque»

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Publié le 27 septembre 2012.

GOLF - Quatre bonnes raisons de ne pas rater le match Europe-Etats-Unis...

Ce week-end, oubliez Zlatan et laissez de côté votre amour (re)naissant pour Fred Michalak. De vendredi après-midi à dimanche tard dans la nuit, il n’y a qu’un rendez-vous qui mérite que l'on pantoufle devant sa télé. C’est la Ryder Cup de golf, qui comme tous les deux ans, oppose les meilleurs joueurs américains et européens à Chicago. Sans Français au programme peut-être, mais pas sans intérêt. Avec l’aide de Jean Van de Velde, le premier golfeur tricolore à avoir participé à la compétition en 1999, «20 Minutes» a sélectionné les quatre arguments irréfutables pour suivre cette Ryder Cup.

Le format de l’épreuve est ludique

Si le golf peut parfois rebuter les mieux disposés en raison de règles peu propices à l’émotion, la Ryder Cup a trouvé la parade en instaurant les doubles. Le vendredi et le samedi, seize points (sur 28) se décident par paire, un peu comme en tennis lors de la Coupe Davis. «Ça demande des stratégies uniques au niveau de la complémentarité. Et puis c’est comme un match de boxe, on compte les coups round par round. Le format est très prenant» explique Van de Velde. A l’image du «foursome» où les deux partenaires frappent la même balle chacun leur tour et remportent un point pour chaque trou remporté. Le dimanche, lui, ne laisse aucun temps mort avec douze simples lancés l’un après l’autre sur le même principe. «Tous les matchs sont simultanés avec 40.000 spectateurs qui vont de l’un à l’autre en fonction des scores. C’est mieux que les Jeux du cirque!».

L’ambiance sera chaude

Pour filer la métaphore tennistique jusqu’au bout, une finale de Coupe Davis en Serbie n’arrive pas à la cheville d’un week-end de Ryder Cup, surtout quand il se déroule sur le sol américain. Jean van De Velde pourrait parler des heures du comportement plus que limite des supporters locaux en 1999 à Brooklyn. «A partir du moment où ils se sont mis à perdre régulièrement, les Américains se sont sentis titillés dans leur patriotisme. Et comme ils ont moins d’inhibitions que nous, ça a pu donner lieu à quelques dérapages.» La dimension nationaliste avait également imprégné l’édition 1991, avec discours guerrier de George Bush senior en plein conflit du golf, et des joueurs européens à peine mieux considérés que des prisonniers soviétiques. Le contexte a changé, mais les supporters locaux sauront se faire entendre.

Les Américains vont encore perdre alors qu’ils sont favoris

Un amateur de sport français digne de ce nom ne peut pas ignorer une compétition où des Anglais se battent comme des chiffonniers pour défendre le drapeau européen et où des Américains s’inclinent presque toujours malgré une supériorité évidente sur le papier. Depuis 1979 et la décision des Britanniques d’ouvrir leur équipe au reste du continent, l’enjeu sportif a sublimé la Ryder Cup. Et la formule de l’épreuve nivelé la différence de niveau individuelle. «Les Européens ont plus de facilités à s’unir: ils se connaissent bien, ils voyagent souvent ensemble, alors que les Américains sont plus individualistes. C’est plus dur pour eux de se mettre au service de l’autre». Résultat, les Etats-Unis se sont inclinés six fois sur huit depuis 1995, alors que dans le même temps ils remportaient quarante Grands Chelems, contre neuf seulement pour leurs adversaires. «Attention, ils ont fini par retenir leur leçon nuance Van de Velde. L’équipe américaine sera très soudée ce week-end». Cela reste à vérifier.

Tiger Woods va enfin jouer à son niveau

Tiger Woods en Ryder Cup, c’est un peu le scénario du film l’Arnaque en moins bien fichu. Le meilleur golfeur de l’histoire redevient un joueur lambda dès qu’il joue en équipe, en témoigne son bilan indigne lors des doubles (13 défaites en 21 rencontres). Pas si surprenant que ça pour notre Français: «C’est tout le charme de cette rencontre. Sur une journée de compétition (contre trois sur le circuit, ndlr), le 1er mondial peut perdre contre le 250e sans problème». Pire encore, la présence du «Tigre» semble paralyser ses coéquipiers, qui ne l’ont emporté qu’une seule fois depuis 1999...quand leur leader était absent sur blessure (2008)! Sauf que cette année, Woods revient sur les terres de ses exploits –le parcours de Mhedina- là où il a gagné à deux reprises l’USPGA. Et il annonce la couleur: «J’ai toujours connu du succès à Chicago. C'est une grande ville de sport, je m'y sens bien». Un Tiger au top de sa forme, ça vaut le coup de réserver son week-end non?

Julien Laloye
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