L'ailier du Stade Toulousain, Yoann Huget, le 8 septembre 2012 à Toulouse.
L'ailier du Stade Toulousain, Yoann Huget, le 8 septembre 2012 à Toulouse. - P.Pavani / AFP

Propos recueillis par Bertrand Volpilhac

Ça devait être le premier grand choc du championnat de France. Samedi, en prime-time, l’invincible armada de Toulon affronte le champion en titre toulousain pour une revanche de la dernière finale de Top 14. Sauf que pour remercier ses joueurs de leur parcours sans faute (6 victoires en 6 matchs), le coach du RCT Bernard Laporte a décidé de donner une semaine de congés à quatorze de ses cadres et de présenter une équipe remaniée à Toulouse. Ce qui n’inspire que de la méfiance à Yoann Huget, le nouvel ailier du Stade Toulousain.

Malgré l’effectif pléthorique de Toulouse, vous avez été six fois titulaire en six rencontres. Etes vous satisfait de votre intégration?
Oui, je me sens très bien. Bizarrement, je crois que je réalise ici l’un de mes meilleurs débuts de saison, j’arrive à intervenir un peu partout. C’est le jeu que j’aime et j’arrive à le pratiquer à Toulouse. C’est tout bénéf.

Comme l’an passé, on a pourtant l’impression que le Stade a du mal à mettre en place son jeu flamboyant…
C’est le début de saison. Les joueurs sortent d’un titre de champion de France, il faut se remettre dans le bain. On est attendu partout, face au Stade Toulousain, les adversaires jouent à 120%. Les règles du rugby ont changé aussi, il faut s’adapter, adapter le jeu. L’essentiel en fin de saison ce n’est pas de savoir si Toulouse a fait du beau jeu mais si Toulouse a gagné un titre…

Toulon semble invincible en ce début de saison. Au point d’être le nouveau favori du Top14?
Favori, sincèrement, je ne sais pas. C’est une équipe passée tout près du titre, qui est revancharde. Ils ont envie de chercher un titre et ils s’en sont donné les moyens. Ils ont confiance en leur jeu. On sent une bande de copains qui joue au rugby. Les victoires à l’extérieur, elles ne se gagnent pas comme ça. Et Ils en ont fait quatre. Ils ont cette faculté à être solidaires au bon moment.

Même sans tous leurs meilleurs joueurs?
A nous de ne pas nous occuper des noms et de rester dans la lignée de ce qu’on a fait à Bayonne (6-35). On va affronter Toulon et c’est tout ce qui compte. Quand on joue une équipe aussi prestigieuse et invaincue, même sans Michalak, Wilkinson ou Armitage, ce sont des matchs faciles à préparer: il n’y a pas besoin de grands discours pour trouver la motivation.