Egalement courtisé par Créteil et Sélestat, Rock Feliho a choisi de retourner à Nantes, où il a signé jusqu'en 2014.
Egalement courtisé par Créteil et Sélestat, Rock Feliho a choisi de retourner à Nantes, où il a signé jusqu'en 2014. - F. Elsner/20 Minutes

prpos Recueillis par David Phelippeau

L'ancien capitaine du HBC Nantes (30 ans) est déjà de retour au bercail. L'expérience de Rock Feliho à Toulouse, qu'il avait rejoint avant l'été pour deux ans, aura été de courte durée. La faute à un Fenix en proie à de graves problèmes financiers. « J'étais hyper pressé de tourner la page Toulouse », reconnaît le meilleur défenseur de la saison dernière, selon la Ligue nationale de handball.

Racontez-nous l'épisode du mail

de l'ex-président de Toulouse, qui annonce son désengagement…
On était en randonnée à Luchon pour notre stage d'avant-saison (le 1er août). On a fait une pause. J'ai été le premier à prendre mon portable et à voir le mail de Patrick Salles. Je l'ai lu à tout le monde. Personne n'était au courant de son départ. Certains ont compris alors que la situation du club allait devenir critique, car c'était le garant financier qui avait décidé de partir… On était choqués.
La situation est devenue dure

à gérer en interne…
Nous n'avons pas été payés pendant deux mois. Certains l'étaient depuis plus longtemps. Le trou était énorme. Il n'y avait plus de pilote dans l'avion car le boss n'était plus là. J'ai vu des joueurs en galère, des jeunes pas payés qui gagnent peu et qui avaient du mal à honorer leurs factures… C'est du sport mais c'est du travail, il ne faut pas l'oublier…
Quelles relations aviez-vous

avec les dirigeants ?
Je n'étais pas en phase avec eux. Je n'ai pas voulu baisser mon salaire. Je n'allais pas payer toutes les conneries faites depuis longtemps…
Puis le contrat des recrues n'a pas été homologué, dont le vôtre…
Oui et j'en ai eu la confirmation sur un site internet (le 10 septembre). J'étais fou. J'aurais souhaité l'apprendre d'une autre manière que par la presse. Le soir, j'ai dit aux dirigeants que je ne voulais plus jouer pour eux. Je voulais partir, encore plus quand j'ai appris l'intérêt de Nantes.
Et pourquoi Nantes, sachant qu'il y avait aussi Créteil et Sélestat ?
Nantes restait mon option numéro 1 car ce club devrait jouer le haut du tableau. Ici, je suis déjà intégré. Je connais la maison. Je sais où je mets les pieds. W