Las d'être la cible de la presse people portugaise, Djalo veut briller en L1.
Las d'être la cible de la presse people portugaise, Djalo veut briller en L1. - F. Lancelot/SIPA

Nicolas Stival

Les 13 022 spectateurs présents samedi au Stadium se souviendront à vie du but égalisateur d'Ali Ahamada contre Rennes (2-2). Aucun gardien n'avait marqué en L1 depuis le Nancéien Grégory Wimbée, voici seize ans. Ils se rappelleront sans doute moins de la première titularisation de Yannick Djalo, huit jours après sa fugace entrée en jeu (12 minutes) à Paris (2-0). Pourtant, sans être inoubliable, la prestation du milieu droit international portugais (26 ans, 1 sélection), prêté par le Benfica Lisbonne, a ravi son nouvel entraîneur.

Casanova a apprécié
« Yannick a montré beaucoup de bonnes choses, souligne Alain Casanova. Il a perdu très peu de ballons et a très bien combiné avec Serge Aurier. Il s'est montré capable de percuter et de mettre rapidement le ballon devant le but. Il apporte une réponse juste à toutes les situations qui se présentent. » D'abord discret, Djalo est monté en régime pour signer quelques jolis gestes techniques. On l'a aussi vu venir aider sa défense, comme lors de cette intervention décisive devant le poison rennais Pitroipa, juste avant la pause. « Au début, je ne connaissais pas bien les mouvements de mes coéquipiers, explique le Portugais, sorti à dix minutes de la fin. Je me suis ensuite senti de mieux en mieux. Et cela ira encore mieux lors des prochains matchs. » Djalo assure être « très heureux » à Toulouse, « un endroit fantastique ». Discours convenu d'une recrue ? Pas seulement. Car l'éternel espoir avoue sortir d'une « année perdue », entre son transfert avorté à Nice, l'été dernier, son bannissement du Sporting Portugal et six mois sur le banc de Benfica, où il a signé en janvier jusqu'en 2016. « J'ai dû être fort mentalement. Heureusement, j'ai trouvé un bon club. » Harcelé par la presse du cœur portugaise, passionnée par son idylle compliquée avec une comédienne-animatrice-chanteuse, Djalo se sent enfin « tranquille » « Je peux me concentrer sur le jeu », lâche celui qui veut faire parler de lui ailleurs que dans les tabloïds. W

Casanova critique l'état de la pelouse

Dans le jargon des médias, un marronnier est un sujet récurrent, comme le prix des fournitures scolaires à la rentrée ou le piteux état du gazon du Stadium, sablonneux et glissant, à l'automne. « Il faut avoir une meilleure pelouse pour produire un jeu de qualité, peste Casanova. Des clubs qui jouent, comme Barcelone ou le Real Madrid, disposent de “billards”. Cette pelouse sera très bien pour le Stade Toulousain [voir par ailleurs]. »