les Marseillais félicitent Jordan Ayew après son but à Nancy, le 16 septembre 2012.
les Marseillais félicitent Jordan Ayew après son but à Nancy, le 16 septembre 2012. - V.Kessler / REUTERS

Romain Canuti à Marseille

Ca valait le coup de jouer un obscur tour préliminaire en Moldavie. Voilà ce que se sont dit les joueurs de l'OM lors de leur arrivée à Istanbul mercredi après-midi malgré une pluie insistante. Fenerbahçe a une histoire européenne et son stade est un temple du football. «Je n'avais jamais connu ça, ça change des matchs en France. Quand on joue dans le stade de Fenerbahçe, c'est une ambiance de fou» témoigne Moussa Sow, l'ancien attaquant du LOSC, aujourd'hui à la pointe de l'équipe stambouliote.

L'entraîneur Aykut Kocaman joue d'ailleurs à fond la carte de la petite équipe qui va avoir besoin de rassembler toutes ses forces : «On sait que ce ne sera pas un match facile pour nous, mais on va jouer à domicile, avec nos supporters, et avec eux, on a la capacité de passer la vitesse supérieure.»

Le onze type sur le pont

Elie Baup n'est pas dupe. Conscient que ce match peut être le plus important du groupe, il n'envisage pas de faire tourner: «Ce serait un mauvais calcul. On doit prolonger notre dynamique d'équipe.» Le coach marseillais ne sous-estime pas les Turcs: «J'ai même lu qu'ils voulaient aller en finale. Ils ont beaucoup d'arguments, et pour nous, c'est une épreuve de haut niveau. » Mais il n'ignore pas non plus que la confiance de son équipe pourrait mettre le doute dans le camp d'en face. « On n'a pas vraiment le droit à l'erreur», concède Sow, un brin apeuré par la réussite de l'OM.

La première pour Joey Barton ?

Apte à jouer en Ligue Europa, Joey Barton va pouvoir rentrer en fin de match, selon ce que lui permet sa condition physique. Bien qu'en concurrence, Charles Kaboré espère le voir prendre du rythme : « Il a beaucoup de caractère et de qualités. Il va nous faire du bien. Je suis impatient de le voir sur le terrain. »