Thomas Voeckler avec le mallot à pois de meilleur grimpeur, le 20 juillet 2012 à Paris
Thomas Voeckler avec le mallot à pois de meilleur grimpeur, le 20 juillet 2012 à Paris - A.REAU/SIPA

J.L

Laurent Jalabert sait que son choix n’a pas fait l’unanimité. Mais il l’assume crânement dans l’Equipe de mercredi: «J’aurais pu bâtir une équipe de France-récompense, j’ai préféré faire à ma sauce, avec des néophytes autour de celui qui pourra porter le plus haut les couleurs de l’équipe de France». Le «celui» en question, c’est Thomas Voeckler, leader désigné des Bleus pour aller chercher un podium lors de la course en ligne des championnats du monde de cyclisme, dimanche à Valkenburg (Pays-Bas).

Chavanel en leader d'appoint

Après des JO ratés sur tous les plans, le sélectionneur français a tranché dans le vif: finies les équipes de baroudeurs à plusieurs têtes, où chacun est libre de tenter sa chance en tout moment. Pour cette année, tout le monde sera au service de Voeckler, quoi qu’il en coûte. Et si les autres ne sont pas d’accord, «ils n’ont qu’à faire une pétition pour avoir un autre sélectionneur», répond Jalabert.

A commencer par Sylvain Chavanel, pas forcément enchanté par l’idée de rouler pour le puncheur d’Europcar, loin d’être le coureur le plus apprécié du peloton. «Sylvain est un excellent coureur, juge Jalabert. Mais il n’a pas la capacité de faire la différence dans les derniers kilomètres, il sent moins bien la course que Voeckler». Ce dernier possède toute la légitimité nécessaire pour être le leader tricolore, selon le vice-champion du monde en 1992: «Il est en pleine maturité, il connaît sa valeur, ses adversaires, et sa réussite du Tour l’a installé dans une spirale positive».