Un an après la prestigieuse NBA, la Ligue nord-américaine de hockey sur glace (LNH) est frappée à son tour par un lock-out, un arrêt de travail décidé par les propriétaires, consécutif à leur incapacité à définir avec leurs joueurs une nouvelle convention collective.
Un an après la prestigieuse NBA, la Ligue nord-américaine de hockey sur glace (LNH) est frappée à son tour par un lock-out, un arrêt de travail décidé par les propriétaires, consécutif à leur incapacité à définir avec leurs joueurs une nouvelle convention collective. - Christian Petersen afp.com

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Un an après la prestigieuse NBA, la Ligue nord-américaine de hockey sur glace (LNH) est frappée à son tour par un lock-out, un arrêt de travail décidé par les propriétaires, consécutif à leur incapacité à définir avec leurs joueurs une nouvelle convention collective.

Depuis la nuit de samedi à dimanche (04h00 GMT), la LNH est en suspens et le spectre d'une saison blanche, comme lors du précédent lock-out en 2004-05, est rapidement revenu hanter les patinoires nord-américaines alors que la saison régulière devait débuter le 11 octobre.

La précédente convention collective a expiré sans que la Ligue, qui chapeaute les 30 équipes professionnelles américaines et canadiennes, d'un côté et représentants des joueurs de l'autre ne soient parvenus à un accord.

Le lock-out annoncé officiellement par le grand patron de la Ligue, Gary Bettman, n'est pas une surprise, tant les positions des joueurs et de leurs employeurs semblent irréconciliables.

"On s'est parlé et a décidé qu'il n'y avait aucune raison de procéder à un dernier round de négociations, puisque chacun campait sur ses positions", a regretté le commissaire-adjoint de la LNH, Bill Daly.

"Je suis sûr que nous allons rester en contact dans les jours à venir et que nous allons planifier des réunions si elles peuvent être utiles", a-t-il espéré.

Le salaire des joueurs constitue le noeud du problème, ou plus précisément la répartition des recettes générées par la LNH entre les propriétaires des franchises et leurs employés.

La Ligue cherche à réduire les coûts salariaux et propose de faire baisser, sur six ans, de 57 à 47% la part des joueurs dans le partage des recettes.

Initialement, les propriétaires avaient proposé 43%.

Crosby met la pression

Le syndicat des joueurs (NHLPA) ne veut pas descendre en-dessous des 52%.

Soutenu par plusieurs centaines de joueurs, dont la star canadienne Sidney Crosby, venus cette semaine à New York mettre la pression sur les propriétaires, leur représentant Donald Fehr a rappelé que depuis le précédent lock-out, la LNH avait enregistré une progression de 50% de son chiffre d'affaires, à 3,3 milliards de dollars (2,5 Mds EUR).

Mais l'unité affichée, pour le moment, par les joueurs ne fait pas peur à Gary Bettman qui va gérer son troisième lock-out en 18 années au poste de grand patron de la Ligue.

Il a laissé entendre que les propriétaires vont retirer leur offre et durcir leur position.

Selon les observateurs, il reste deux semaines aux deux parties pour trouver un accord qui permettrait à la saison 2012-13 de se dérouler normalement.

En cas d'échec, rien ne serait compromis comme l'a prouvé fin 2011 le basket-ball: le lock-out avait semé la pagaille en NBA pendant cinq mois avant que propriétaires et joueurs ne trouvent un accord pour une saison qui débuta finalement avec deux mois de retard.

En attendant, en Europe, d'autres présidents commencent à se frotter les mains, notamment dans la puissante Ligue continentale avec ses clubs russes, ukrainiens ou tchèques, alléchés par la perspective d'attirer quelques stars de la LNH.

"Je suis un joueur, je veux jouer", a ainsi prévenu Crosby, joueur-vedette de Pittsburgh.