Noël Le Graët, le président de la FFF, le 3 juillet 2012, à Paris.
Noël Le Graët, le président de la FFF, le 3 juillet 2012, à Paris. - THOMAS SAMSON / AFP

R.S.

Il y a deux mois et demi, Noël Le Graët qualifiait «d’intolérables» les propos de Samir Nasri à l’endroit d’un journaliste en Ukraine qu’il avait traité entre autres de «fils de pute». Aujourd’hui, le président de la FFF semble décidé à calmer un peu le jeu et passer l’éponge sur un clash qui avait marqué la fin de l’Euro des Bleus. Dans une interview à Ouest-France, il explique son incompréhension après le traitement médiatique de l’affaire Nasri, suspendu trois matchs pour cet écart de conduite.

«Franchement, autant je peux comprendre la colère après l’épisode du bus au Mondial qui était dramatique, autant je trouve que l’après Euro a été exagéré. Ok, Samir Nasri a eu un mauvais mot envers un journaliste mais lui, il n’a pas cassé un studio télé à ce que je sache?» L’allusion concerne donc les handballeurs français, dont le sélectionneur Claude Onesta, qui avaient mis à sac le plateau de l’équipe TV après leur titre olympique. Il faut croire qu’on pardonne un peu plus aux équipes qui remportent des titres.