C’est le scandale politique qui a éclaboussé le début de l’année. Le 2 février, le Canard enchaîné rapporte que la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie et sa famille ont bénéficié des largesses d’un riche homme d’affaires tunisien proche du président Ben Ali, alors que la révolution avait déjà commencé dans le pays, fin 2010. Des révélations d’autant plus scandaleuses que MAM avait peu de temps auparavant proposé les services de la police française au président tunisien pour mettre fin aux troubles qui touchaient son pays. Dans l’œil du cyclone, MAM est obligée de remettre sa démission à Nicolas Sarkozy le 26 février. Elle est remplacée par Alain Juppé le 1er mars.