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Les sapeurs-pompiers de Paris ont 200 ans

Toutes les images de Les sapeurs-pompiers de Paris ont 200 ans
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18 h 17, un SDF alcoolisé vient de tomber, aux abords du périphérique, dans un entrepôt désaffecté. Il s’est ouvert le crâne. Emmené à l’hôpital, on l’entend vitupérer dans le véhicule de secours où les premiers soins lui sont prodigués. «Même s’il ne veut pas monter, nous devons l’accompagner aux urgences. Qui d’autre le ferait?», fait remarquer le chef d’agrès (responsable des opérations). 
Depuis leur création par
Napoléon il y a deux-cents ans, le 18 septembre 1811, les sapeurs-pompiers
de Paris secourent les Parisiens. La devise, «Sauver ou périr», est
restée. Mais les missions ont évolué.  20 Minutes a partagé le
quotidien de ces militaires, rythmé entre une préparation drastique au pire des
scénarios catastrophes et des interventions permanentes au contact de la
détresse sociale des habitants. Reportage au centre de secours de Pantin, en
Seine-Saint-Denis.     ALEXANDRE GELEBART / 20MINUTES

Depuis leur création par Napoléon il y a deux-cents ans, le 18 septembre 1811, les sapeurs-pompiers de Paris secourent les Parisiens. La devise, «Sauver ou périr», est restée. Mais les missions ont évolué.  20 Minutes a partagé le quotidien de ces militaires, rythmé entre une préparation drastique au pire des scénarios catastrophes et des interventions permanentes au contact de la détresse sociale des habitants. Reportage au centre de secours de Pantin, en Seine-Saint-Denis.    

Publié le 19 Septembre 2011
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  • Depuis leur création par
Napoléon il y a deux-cents ans, le 18 septembre 1811, les sapeurs-pompiers
de Paris secourent les Parisiens. La devise, «Sauver ou périr», est
restée. Mais les missions ont évolué.  20 Minutes a partagé le
quotidien de ces militaires, rythmé entre une préparation drastique au pire des
scénarios catastrophes et des interventions permanentes au contact de la
détresse sociale des habitants. Reportage au centre de secours de Pantin, en
Seine-Saint-Denis.    
  • 18 h 17, un SDF alcoolisé vient de tomber, aux abords du
périphérique, dans un entrepôt désaffecté. Il s’est ouvert le crâne. Emmené à
l’hôpital, on l’entend vitupérer dans le véhicule de secours où les premiers
soins lui sont prodigués. «Même s’il ne veut pas monter, nous devons
l’accompagner aux urgences. Qui d’autre le ferait?», fait remarquer
le chef d’agrès (responsable des opérations). 
  • 18 h 57, un feu de
balcon se déclare dans une résidence du Près-Saint-Gervais et mobilise
45 pompiers issus de six centres de secours. Véritable labyrinthe, l’accès au feu est difficile. Les lances à incendie sont déployées, sous les yeux des habitants de la cité. «On vous doit beaucoup», lâche Alain, 58 ans, qui raconte avoir été sauvé par les pompiers il y a dix ans alors qu’il faisait un infarctus. Ils sortent 20.000 fois par an pour des incendies. Une goutte d’eau comparée aux 480.000 interventions pour secours à victimes.   
  • 20h25, la sirène interrompt le dîner. Un feu de poubelle s’est déclaré sur la voie publique, à côté du stade Léo Lagrange. 
  • Malgré l’absence de danger, les pompiers prennent toutes les
précautions d’usage pour l’éteindre. «Il n’y a pas de petites
interventions. Il faut se méfier d’une éventuelle bombonne de gaz ou de
contenants sous pression», souligne un porte-parole.    
  • 22h30, un homme de 34 ans a du
mal à respirer. Le véhicule de secours à victimes part en trombe. Sur place,
avenue Jean Jaurès, l’individu semble aller mieux. Il est tout de même emmené à l’hôpital Avicenne.
  • 23h, le rythme de la caserne de Pantin s’adoucit. Le standardiste ne
tardera pas à s’assoupir dans une chambre reliée directement au centre d’appels
afin de relayer les urgences. Une chance cette nuit-là, seules trois
interventions perturberont le sommeil des pompiers de garde.
  • 7h15, rassemblement dans la cour de la caserne après un réveil à 6h30. La
relève est arrivée et l’officier procède à l’appel. Les conducteurs et chefs
d’agrès vérifient le matériel des véhicules. Dans les appartements privés, les
enfants des officiers partent, cartable sur le dos, à l’école.
  • 8h30, la séance de sport peut commencer. Dix minutes de footing dans le
quartier puis séries de pompes, accélérations, 200kg de lances à tirer, step
dans les escaliers de la tour d’instruction… «Faut se mettre dans le
rouge pour avoir une condition physique exceptionnelle. Le faire avec les
copains, ça renforce l’esprit d’équipe.»
  • 10h, rassemblement en tenue de feu autour de la planche à rétablissement.
Apparue le 16 juin 1895, elle est l’agrès de référence pour être admis au
service incendie. Une sorte de baromètre de la forme physique et psychologique
du sapeur-pompier. Et gare à celui qui n’arrive pas à se hisser à l’aide des
bras sur la planche, il restera toute la journée à la caserne.
  • 10h30, atelier formation.
Révisions des gestes de premiers secours, position latérale de sécurité,
massage cardiaque, dégagements d’urgence… Le caporal Loïc rappelle
comment enlever le casque d’un motard inconscient après un accident de la
route. Les gestes sont précis, minutieux.
  • 16h40, après un léger déjeuner, les pompiers rangent les lances et
vérifient à nouveau les véhicules. «On ne nous laisse jamais tranquille.
Et même quand on a finit, on nous trouve toujours une activité»,
grommelle Julien, 9 ans de service. Malgré tout, «la bonne cohésion du
groupe rend les moments difficiles plus légers à supporter». L’adjudant
David Rohat, le patron du centre de secours de Pantin, estime de son côté que
le «rythme est correct. On a le temps de faire les choses. Il faut le
prendre», conclut-il.
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