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Les acteurs de l'affaire Banon

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Philippe Vandel: En 2003, l’animateur était journaliste à l’hebdo VSD. Tristane Banon a affirmé aux policiers qu’elle lui avait, à l’époque, parlé des faits présumés. «Tristane m'avait narré cette histoire début 2003, je pense deux semaines après les faits, a confirmé Philippe Vandel au Monde. Elle était très convaincante. Je l'avais vue avec mon rédacteur en chef, nous lui avions dit que nous ferions un article en cas de dépôt de plainte.»
Olivia Cattan: Tristane Banon a indiqué aux enquêteurs avoir évoqué devant des journalistes, peu après les faits, l’agression dont elle dit avoir été victime. Olivia Cattan, présidente de l'association Paroles de femmes, était présente et se souvient: «Elle avait donné tous les détails, et nous avions été très choqués. Je lui avais conseillé de déposer plainte, mais elle avait peur». BRUNO LEVY / SIPA

Olivia Cattan: Tristane Banon a indiqué aux enquêteurs avoir évoqué devant des journalistes, peu après les faits, l’agression dont elle dit avoir été victime. Olivia Cattan, présidente de l'association Paroles de femmes, était présente et se souvient: «Elle avait donné tous les détails, et nous avions été très choqués. Je lui avais conseillé de déposer plainte, mais elle avait peur».

Publié le 12 Septembre 2011
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  • DSK: Accusé de tentative de viol par Tristane Banon pour des faits qui se seraient déroulés en 2003, l’ex-directeur du FMI nie en bloc. «C'est complètement faux! La scène qu'elle raconte est imaginaire», raconte-t-il, cité dans sa biographie autorisée. En attendant la suite de la procédure dont il fait l’objet pour viol aux Etats-Unis, Dominique Strauss-Kahn a porté plainte contre la jeune journaliste pour dénonciation calomnieuse.
  • Anne Mansouret: Mère de Tristane Banon et élue PS, elle reconnaît avoir pressé sa fille de ne pas porter plainte à l’époque des faits présumés, certaine qu’une procédure n’aurait aucune chance d’aboutir. La vice-présidente du conseil général de l'Eure aurait cependant discuté de l’incident avec DSK, qui se serait selon elle excusé de son comportement, et avec François Hollande, venu de lui-même prendre des nouvelles de sa fille. Anne Mansouret a par ailleurs affirmé aux enquêteurs avoir eu «une relation consentie mais clairement brutale» avec Dominique Strauss-Kahn au début des années 2000.
  • David Koubbi: Âgé de 38 ans, l’avocat a trouvé avec Tristane Banon une nouvelle cliente très médiatique, après le trader Jérôme Kerviel ou le neurochirurgien de Johnny Hallyday Stéphane Delajoux. L’homme, qui est aussi écrivain et producteur des «Gérards de la politique», affirme disposer «de témoignages de personnes qui ont récupéré Tristane après les faits et de textos échangés à cette même période. Ces gens ont, comme moi, la conviction que Tristane ne ment pas». L’avocat a prévenu que «si des politiques s'avisent, en ne disant pas la vérité, j'entends par la vérité ce qu'ils savaient être vrai, si des politiques s'avisent de se mettre en travers de la défense de mademoiselle Tristane Banon, ils seront alors considérés comme des adversaires».
  • François Hollande: Tristane Banon affirme qu’elle avait raconté les faits présumés au socialiste, ce que ce dernier nie. L’ancien premier secrétaire du PS reconnaît que la mère de celle-ci, Anne-Mansouret, lui a en revanche parlé de «l’incident». «Elle ne m'avait donné aucun détail, ni demandé quoi que ce soit, et je lui avais répondu que la meilleure solution était que si sa fille avait eu un problème, le mieux était qu'elle en parle à la police», se défend-il. Il dément en revanche en avoir discuté avec la plaignante, lors d’une rencontre dans une foire aux livres en 2008, mais juge «logique» que les enquêteurs veuillent l'entendre: «Je n'ai rien à cacher, rien à me reprocher. Mais je n'accepterai aucune utilisation politique de ce dossier.»
  • Stéphane Le Foll: Le directeur de cabinet de François Hollande a mis son patron dans l’embarras. Alors que ce dernier affirmait ne pas avoir connaissance des faits rapportés par Tristane Banon, Le Foll a expliqué ne pas avoir eu «directement à gérer cette affaire», tout en indiquant qu’il savait «que cela a été évoqué». Pour lui, François Hollande «a appelé Tristane Banon, il n'a pas cherché à imposer quoi que ce soit, il l'a écoutée et a essayé de la rassurer. C'était lui en direct qui gérait». François Hollande, lui, continue de nier, et ne se souvient pas avoir appelé: «c'était il y a dix ans».
  • Camille Strauss-Kahn et Brigitte Guillemette: La première est la fille que la seconde a eu avec Dominique Strauss-Kahn, elle est aussi une ancienne amie de Tristane Banon. La plaignante a affirmé aux enquêteurs avoir eu une discussion avec Camille pour lui raconter l’histoire. Une conversation à l’issue de laquelle Camille lui aurait répondu: «Je ne sais pas si je dois te dire merci ou te détester». La fille de DSK a également été entendue par les policiers. Brigitte Guillemette, marraine de Tristane Banon, a elle été régulièrement citée par la mère de cette dernière, Anne Mansouret. La deuxième femme de DSK a affirmé aux enquêteurs qu’Anne Mansouret, contrairement à ce qu’elle prétend, ne l’a jamais appelée mais que c’est au contraire elle qui l’a contactée pour faire taire les rumeurs.
  • Patrick Poivre d’Arvor: Le journaliste est un proche de Tristane Banon, et a préfacé un ouvrage auquel la jeune femme a participé. Celle-ci a indiqué aux enquêteurs s’être confiée à lui juste après l’agression présumée. PPDA n’a pas commenté ces affirmations.
  • Michel Field Journaliste, écrivain et animateur télé, il est cité par le biographe de DSK, Michel Taubmann, qui juge que «le témoignage de Michel Field est fondamental». Michel Taubmann affirme que DSK raconte que «l’entretien s'est déroulé normalement», et qu’il a ensuite appelé Michel Field pour qu'il accorde un entretien à Tristane Banon. L’animateur, cité par Taubmann, aurait indiqué que quand DSK lui a téléphoné, «la jeune journaliste était à ses côtés. Il n’était donc pas en train de l’agresser». Michel Field a bel et bien été interviewé par Tristane Banon. «Une chose est sûre: à aucun moment elle n’a évoqué la moindre violence de la part de Dominique», aurait confié le journaliste à Taubmann.
  • Aurélie Filippetti: La députée PS aurait contacté la mère de Tristane Banon, Anne Mansouret, par mail à l’époque où elle était aux Verts, pour encourager la jeune femme à porter plainte contre DSK, qu’elle-même savait menaçant avec les femmes, selon les dires de la plaignante. «Je ne me souviens pas avoir adressé de mail à Mme Mansouret», a réagi Aurélie Filipetti. La députée PS pense qu’elle a «dû dire à sa mère que si sa fille avait été victime, elle devait déposer plainte», mais «ne croit pas avoir dit que DSK pouvait être dangereux pour les femmes.» En 2008, Aurélie Filipetti avait cependant évoqué une tentative de drague «très lourde, très appuyée» de la part de DSK, indiquant que depuis, elle s’était «arrangée pour ne pas [s]e retrouver seule avec lui dans un endroit fermé».
  • Laurence Rossignol ?La secrétaire nationale du PS à l'environnement aurait pris contact pour évoquer l’affaire avec Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon, selon cette dernière. La responsable socialiste a refusé de commenter l’information.
  • Philippe Vandel: En 2003, l’animateur était journaliste à l’hebdo VSD. Tristane Banon a affirmé aux policiers qu’elle lui avait, à l’époque, parlé des faits présumés. «Tristane m'avait narré cette histoire début 2003, je pense deux semaines après les faits, a confirmé Philippe Vandel au Monde. Elle était très convaincante. Je l'avais vue avec mon rédacteur en chef, nous lui avions dit que nous ferions un article en cas de dépôt de plainte.»
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