Manuel Valls décide la révocation du commissaire Michel Neyret

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Publié le 7 septembre 2012.

POLICE - Le ministre de l'Intérieur met fin définitivement à la carrière de l'ancien numéro 2 de la PJ de Lyon...

La décision du ministre de l'Intérieur était attendue. Manuel Valls a décidé, vendredi soir «la révocation du commissaire Michel Neyret», mis en examen pour trafic de drogue et corruption, qui selon lui n'a pas eu un comportement exemplaire.

Le ministre devait trancher après l'avis d'une commission de discipline qui a préconisé la sanction la plus lourde à l'encontre de l'ancien n°2 de la police judiciaire de Lyon, écroué durant près de huit mois et placé aujourd'hui sous contrôle judiciaire en attendant son procès.

«Après avoir pris connaissance de l'avis du conseil de discipline de la police nationale, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a décidé la révocation du commissaire Michel Neyret», indique le ministère dans un communiqué.
«J'agirai en regardant de près ce dossier, mais avec évidemment une idée principale, c'est que au-delà des carrières qui parfois sont de très grande qualité, à ce niveau-là,un policier ne l'a pas été», avait dit Manuel Valls sur RTL. Le commissaire Neyret ne l'a pas été, «je crois que c'est assez évident», a-t-il insisté.

Procédure judiciaire grave

Le dossier, une des procédures judiciaires les plus graves ayant jamais visé la police française, a été totalement validé par la cour d'appel de Paris. Selon ses avocats, le commissaire Neyret admet certains faits qui lui sont reprochés, comme l'utilisation de drogue pour rémunérer des indicateurs et ce qu'il appelle un «péché d'amitié» avec certaines personnes. Mais il explique qu'il a agi dans le cadre de son métier de policier.

L'accusation lui impute des faits - notamment le commerce de drogue - allant au-delà des pratiques habituelles envers des indicateurs.L'ancien numéro deux de la PJ lyonnaise aurait tiré profit de renseignements tirés de fichiers de police et en aurait fourni à deux personnes réputées proches du milieu lyonnais.

Placé sous un strict contrôle judiciaire, l'ancien policier vit dans l'est de la France où il pointe chaque jour à la gendarmerie. S'il a concédé des «imprudences» en acceptant cadeaux et «faveurs» en échange de renseignements (notamment des fiches de police), il a toujours réfuté tout enrichissement personnel.

Avec Reuters
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