Tuerie de Chevaline: Qui était la famille Al-Hilli?

29 contributions
Publié le 7 septembre 2012.

PORTRAIT - Cinq membres de la famille, trois adultes morts et deux fillettes rescapées, ont été retrouvés mercredi à Chevaline...

Même si les noms des victimes britanniques de la tuerie de Chevaline n’ont pas été confirmés par le procureur d’Annecy, on en sait plus sur l’identité de cette famille d’origine irakienne et vivant en Grande-Bretagne, dans la banlieue sud de Londres.

Le père, Saad al-Hilli, un ingénieur en aéronautique âgé de 50 ans, est né à Bagdad. Selon les médias britanniques, il a grandi en Irak avant de quitter le pays avec sa famille à la fin des années 70 pour fuir la répression en vigueur sous le régime de Saddam Hussein. Le père de Saad, ingénieur lui aussi, s’installe à Londres avec sa famille et crée sa propre entreprise. Ils déménagent dans les années 80 pour s’installer dans une maison de Claygate, dans le comté de Surrey, devenue la maison de Saad al-Hilli, sa femme et ses deux filles. Sa mère est morte il y a 10 ans et son père l’an dernier.

Amoureux depuis dix ans

La femme de Saad, Ikbal, également tuée à Chevaline, était une dentiste née en 1965. Selon la presse anglaise, elle est née en Irak et a grandi en Suède. C’est le passeport de sa propre mère –un document suédois- qui a été retrouvé dans la BMW de la famille. On ignore encore le prénom de cette septuagénaire retrouvée elle aussi morte dans la voiture. Saad et Ikbal s’étaient rencontrés à Dubai il y a 10 ans, raconte le site du Telegraph. Ils ont donné naissance à Zainab, 7 ans, et Zeena, 4 ans.

Les membres de la famille étaient appréciés de leur voisinage, selon les nombreux témoignages recueillis par les reporters britanniques qui ont pris d’assaut la maison, plutôt chic, des Al-Hilli. Ils travaillaient dur, étaient aimables, les deux petites étaient charmantes, très aimées de leurs parents et personne ne connaissait d’ennemis à la famille. Selon un voisin, les Al-Hilli partaient chaque année en vacances en France et étaient déjà venus dans la région du lac d’Annecy l’an dernier.

Une ombre au tableau

Une seule petite ombre au tableau: le frère de Saad, Zaid, qui vit avec sa famille à Kingston-upon-Thames, également dans la banlieue de Londres. Un différend financier autour de l’héritage de leur père les aurait opposés depuis un an. Un motif pouvant justifier le quadruple homicide? L’enquête le dira, le procureur d’Annecy a d’ailleurs jugé cette piste «intéressante» à défaut d’être «sérieuse». Toujours est-il que Zaid al-Hilli s’est présenté de lui-même à la police britannique vendredi matin pour prouver sa bonne foi et clamer son innocence.

Par ailleurs, le site du tabloïd britannique The Daily Mail évoque le témoignage d'un voisin, selon lequel les services de renseignement britannique avaient placé Saad al-Hilli sous surveillance en 2003 lors de l'intervention américaine en Irak. Une telle mise sous surveillance n'aurait cependant rien d'étonnant dans le cadre d'une procédure automatique, classique en cas de conflit, concernant l'ensemble de la communauté irakienne installée en Grande-Bretagne,estime l'AFP.

Nicolas Bégasse
publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr