Haute-Savoie: Revivez la conférence de presse du procureur d'Annecy au sujet de la tuerie

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Publié le 6 septembre 2012.

>> Fin de la retransmission de la conférence de presse. Rendez-vous par ici pour une synthèse de ce que viennent d'annoncer le procureur d'Annecy Eric Maillaud et les officiers de gendarmerie chargés de l'enquête qui l'accompagnaient.

14h55: Une information judiciaire sera ouverte assez rapidement, après l'autopsie, indique le procureur. Deux juges d'instruction devraient être saisis.

14h55: «Un chien détecteur de munitions» est entré en action sur la scène de crime, évoque l'officier. Concernant le témoin, le procureur affirme qu'il «est suffisamment choqué pour ne pas vouloir répondre aux micros et aux caméras pendant les 5 semaines qui viennent».

14h53: Sur le timing, l'officier précise que le cycliste ayant trouvé les corps mettait «habituellement une demi heure pour faire cette montée», et qu'il a été dépassé par le second cycliste, mort dans la tuerie, au début de la montée. Il a donc a priori découvert les corps au maximum une demi-heure après la fusillade. «Le lieu n'est pas connu comme étant un lieu d'échanges de drogues ou quoi que ce soit».

14h50: «Qui était la cible? La famille, le cycliste? L'un est-il le dommage collatéral de l'autre? Actuellement, toutes les pistes sont ouvertes», affirme un des officiers de gendarmerie. En résumé selon lui: «Tout est possible.»

Il précise que la famille était arrivée pour un court séjour le 3 septembre dans le camping. «Ils devaient repartir avant la fin de la semaine», a-t-il ajouté.

14h50: Un autre officier évoque des traces de pneus retrouvées sur la scène du crime, qui attendent d'être analysées.

14h46: Les hypothèses de travail à l'heure actuelle sont multiples, indique un officier de gendarmerie, qui n'exclut «aucune hypothèse». Il indique qu'un numéro vert sera bientôt mis en place pour inviter tout témoin à se manifester.

14h41: Un officier de gendarmerie précise: «On n'a pas attendu les techniciens ou l'hélicoptère pour travailler, le premier travail d'approche a duré deux ou trois heures». Une période pendant laquelle la présence, dans la voiture, de la petite fille vivante était indécelable, selon l'officier.

Son collègue ajoute: «Très rapidement, nous avons convoqué énormément de forces de gendarmerie aux alentours de la scène de crime pour trouver des traces et indices», un ratissage qui a repris ce matin aux premières lueurs du jour.

14h40: Concernant le manque de témoignages faisant état de coups de feu entendus: «Le lieu est très isolé.»

14h39: «Les corps sont retirés méticuleusement, lentement, ils le seront tous ce soir. Ils seront examinés à l'institut médico-légal de Grenoble ce soir et autopsiés demain», détaille le procureur.

Le procureur répond aux questions concernant la découverte des corps par les services d'enquête en soulignant qu'un médecin a bien constaté les décès: «Il s'est approché des corps, il a constaté les décès et s'est retiré», explique le procureur. Ce médecin n'a pas à ce moment là détecté la petite fille, «parfaitement immobile» et silencieuse, ce qui explique qu'elle n'a été retrouvée que bien plus tard.

14h34: Concernant la soeur aînée, toujours prise en charge à l'hôpital de Grenoble et actuellement plongée dans un coma artificiel en vue d'une prochaine opération: «Il est certain qu'il va falloire l'entendre très vite, demain ou après-demain, on attendre l'avis des médecins.»

Les deux jeunes filles «sont bien évidemment protégées», souligne le procureur.

14h33: Concernant le témoignage préliminaire de la jeune survivante de 4 ans: «Elle a dit qu'elle a entendu des bruits, des cris et qu'elle avait eu peur, mais dans ces bruits il y a aussi l'intervention des services d'enquête. Elle n'a que 4 ans.»

14h31: «En ce qui concerne les impacts, il n'y en a pas sur la carrosserie, il n'y en a que sur certaines vitres du véhicule. Cela permet de dire: non, le véhicule n'a pas été "arrosé" par un pistolet mitrailleur comme on  a pu l'entendre.»

14h30: «Ce qui est sûr, c'est qu'on voulait tuer», commente le procureur à propos du mode opératoire (des balles dans la tête). Il a parlé «d'une extrême sauvagerie».

14h28: «Rien de particulier» n'a été retrouvé pour l'instant dans la caravane occupée par la famille dans le camping de Saint-Jorioz.

Le cycliste, précise le procureur, est Sylvain Mollier, né en avril 1967. «Une personne très honorablement connue de son entourage, de la mairie. Un sportif accompli et un jeune père de famille».

14h26: Le chauffeur est né en 1962, la femme la plus âgée en 1938, précisent le procureur et l'officier de gendarmerie. «Vraiment, soyez professionnels, pas de conjecture sur les liens [familiaux]. A savoir qui est qui l'un par rapport aux autres, je ne vous le dirai que lorsque j'en serai sûr.» Prudence, donc.

14h25: «On n'a pour l'instant pas retrouvé de documents d'identité concernant les enfants et la jeune femme. Concernant la femme plus âgée: on a retrouvé un passeport suédois, et les enquêteurs viennent de découvrir un passeport irakien.» Le procureur regrette de ne pas pouvori répondre aux questions des journalistes concernant l'identité précise des victimes.

14h23: Le procureur se refuse encore à donner le nom des victimes. Le père de famille «est né en Irak, semble-t-il naturalisé birtannique». il vivait en Grande-Bretagne «au moins depuis 2002». Eric Maillaud invite la presse à la «prudence» concernant le nom des victimes, déjà largement repris sur de nombreux sites d'actualité.

14h21: Le cycliste qui a trouvé les corps est un ancien professionnel de la Royal Air Force, le procureur «salue son action» et ses premiers gestes qui ont sans doute sauvé la vie de l'aînée des deux survivantes.

14h19: Seules des analyses balistiques approfondies diront s'il s'agit d'une seule arme ou de plusieurs pistolets.

14h17: «Trois des quatre personnes mortes - le cycliste, le père et la femme la plus âgée - ont été touchées par des balles à la tête.» Les autopsies auront lieu à Grenoble vendredi après-midi. «En ce qui concerne le calibre, on n'en sait rien encore, on penche sur l'usage d'un pistolet automatique et sur un très très grand nombre de tirs, une quinzaine d'étuis ont été retrouvés sur les lieux.

14h16: Au sujet de la quatrième victime, le cycliste français, le procureur avance la thèse du hasard malheureux. «C'est un simple promeneur à bicyclette qui avait décidé de grimper la Combe à ce moment là.»

14h15: Des véhicules ont été vus par différents témoins, notamment un 4X4, mais le procureur ne peut en dire plus à l'heure actuelle. «Toutes les hypothèses ne sont que des conjectures, on ne sait pas pourquoi ces personnes sont mortes à cet endroit.»

14h12: «Le conducteur du véhicule et ce qui pourrait être sa famille étaient en vacances depuis quelques jours dans un camping de Saint-Jorioz. Un de leurs voisins de camping a prévenu les enquêteurs vers 23h: il y avait un second enfant dans la famille.» Les lieux sont ratissés puis la fillette est découverte, «sous la jupe» d'une des femmes décédées, «dans un environnement de sacs de voyage». Elle va très bien, ajoute le procureur, qui ne s'«aventure» pas à juger de son état mental.
Elle a été hospitalisée dans un service de pédopsychiatrie. «l'essentiel est de la protéger, de la soutenir, de l'aider.» «De sa soeur, on espérera aussi des informations qui permettront aux enquêteurs d'avancer.

14h11: Il explique que, vu la gravité du meurtre, les techniciens de la gendarmerie de l'IRCGN ont été attendus sur place et la scène de crime a été gelée. «Rien au moment de l'intervention des enquêteurs, ne nous permettait de savoir qu'il y avait une autre personne que les quatre morts et la première fillette».

14h10: Le procureur va maintenant s'attarder sur le cas de la fillette retrouvée très tard, vers minuit hier soir.

14h09: Les services de secours arrivent ensuite, prennent en charge la fillette, transportée au CHU de Grenoble où elle a été opérée. Elle a été plongée dans un coma artificel et doit subir une nouvelle opération. Elle a subi une blessure par balle à l'épaule et plusieurs traces de coup au crâne, elle a été frappée extrêmement violamment. Elle n'est pas en l'état actuellement d'être entendue.

14h08: Il fait ensuite le tour du véhicule, découvre le cycliste qui venait de le déplacer, il est à terre, manifestement mort. Il fait le tour, brise la fenêtre côté conducteur, à droite, coupe le contact et remarque trois personnes qui lui semblent mortes.

14h08: Là, il découvre un véhcule BMW moteur en marche. Il voit avancer vers l'avant du véhicule une petite fille qui s'effondre. Il la positionne en PLS et alerte les pompiers.

14h07: Cette affaire a démarré hier par un appel aux pompiers et aux forces de l'ordre à 15h48. Il s'agit d'un cycliste birtannique pratiquant son sport du côté de la Combe d'Iré. Il est doublé par un cycliste qui pédale plus vite que lui. Il poursuit son chemin qui se termine sur un parking en terre battue, forestier, point de départ d'un sentier de randonnée très fréquenté.

14h06: Il est accompagné de plusieurs officiers de gendarmerie. L'ambassadeur de Grande-Bretagne arrivera à Annecy depuis Monaco «dans quelques minutes», annonce le procureur.

14h04: La conférence de presse commence.

13h58: La conférence de presse du procureur de la République devrait bientôt commencer. Elle a lieu au palais de justice d'Annecy.

Le procureur de la République d'Annecy, Eric Maillaud, a tenu une conférence de presse au lendemain de la découverte d’un quadruple homicide sur les hauteurs du lac d’Annecy, en Haute-Savoie.

>> Les derniers développements de l’enquête sont à lire par ici

Trois membres d’une même famille ont été retrouvés peu avant 16h mercredi, tués par balles dans leur voiture garée sur un parking forestier près de la commune de Chevaline. Une quatrième victime, un cycliste originaire d’Ugine (Savoie) qui effectuait une promenade à vélo, a été retrouvé près du véhicule, lui aussi tué par balles. La famille, des britanniques originaires de la banlieue de Londres, était composée du père d’origine irakienne, de la mère, de deux fillettes âgées respectivement d'environ 4 et 7 ans, retrouvées vivantes sur les lieux, et d’une proche qui pourrait être la grand-mère.

L’aînée, gravement blessée, a été prise en charge à l’hôpital de Grenoble et est tirée d’affaire. La cadette, indemne, n’a été retrouvée que vers minuit. Elle est restée prostrée à l’arrière du véhicule pendant huit heures, dissimulée sous le corps de sa mère, sans que les gendarmes détectent sa présence.

>> Pourquoi a-t-il fallu 8 heures pour découvrir la jeune survivante? Réponse par là

Nicolas Bégasse
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