Un an après la promesse de Nicolas Sarkozy de maintenir en totalité l'activité de l'aciérie d'ArcelorMittal à Gandrange (Moselle), élus et syndicats lorrains s'estiment floués et accusent le chef de l'Etat de leur avoir menti.
Un an après la promesse de Nicolas Sarkozy de maintenir en totalité l'activité de l'aciérie d'ArcelorMittal à Gandrange (Moselle), élus et syndicats lorrains s'estiment floués et accusent le chef de l'Etat de leur avoir menti. - Jean-Christophe Verhaegen AFP/Archives

Reuters

Deux ouvriers sont morts ensevelis mercredi dans les décombres d'un bâtiment qu'ils s'employaient à démanteler sur le site ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), a-t-on appris auprès des pompiers. Les deux hommes, âgés de 26 et 49 ans, travaillaient pour l'entreprise Ferrari démolition, a précisé à Reuters Jacky Mascelli, secrétaire de la CGT au sein de l'usine. Le bâtiment à structure métallique dont ils découpaient les poutres métalliques au chalumeau est tombé sur la nacelle où ils avaient pris place, a précisé le syndicaliste.

Ce hall d'une vingtaine de mètres de haut faisait partie de l'aciérie de Gandrange mise à l'arrêt le 31 mars 2009 par le groupe sidérurgique en dépit d'un combat syndical très médiatisé et des promesses de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, de maintenir l'activité. Le site emploie encore 350 personnes sur les 1.100 qui y travaillaient en 2008, lors de l'annonce de la fermeture de l'aciérie et du train à billettes.