Une trentaine de parents d'élèves handicapés et de chefs d'établissements de l'enseignement catholique de Gironde ont manifesté mercredi à Bordeaux contre le non renouvellement de contrats d'EVS et AVS, privant pour l'instant de scolarisation une centaine d'élèves handicapés.
Une trentaine de parents d'élèves handicapés et de chefs d'établissements de l'enseignement catholique de Gironde ont manifesté mercredi à Bordeaux contre le non renouvellement de contrats d'EVS et AVS, privant pour l'instant de scolarisation une centaine d'élèves handicapés. - Pierre Andrieu afp.com

Une trentaine de parents d'élèves handicapés et de chefs d'établissements de l'enseignement catholique de Gironde ont manifesté ce mercredi à Bordeaux contre le non renouvellement de contrats d'EVS et AVS, privant pour l'instant de scolarisation une centaine d'élèves handicapés.

Le cortège est parti vers 15h du lycée Saint-Vincent-de-Paul dans le centre de Bordeaux, où une douzaine d'élèves handicapés auraient dû faire leur rentrée mercredi, pour rallier le rectorat où une délégation a été reçue par la secrétaire générale. Les manifestants dénoncent la non reconduction à la rentrée de 23 contrats d'emplois de vie scolaire (EVS) ou d'assistants de vie scolaire (AVS), indispensables pour accompagner et aider les élèves handicapés dans leur scolarité, dans une dizaine d'établissements du département.

«Ca risque d'être une année de foutue»

«Le rectorat invoque des difficultés budgétaires», explique Luce Jougla, dont le fils, Romain, 18 ans, devait rentrer cette semaine en communication graphique au lycée Saint-Vincent-de-Paul de Bordeaux. Mais, faute d'AVS, sa rentrée n'a pas pu se faire, poursuit Luce Jougla. «Ca risque d'être une année de foutue pour lui. C'est inadmissible!», s'énerve-t-elle.

Les contrats d'EVS/AVS sont des contrats de 6 mois renouvelables jusqu'à 2 ans. Selon Isabelle Porcheron, directrice du lycée Saint-Vincent-de-Paul, ces contrats sont généralement renouvelés en juin «sans trop de difficultés». «Mais cette année, nous n'avons eu aucun signe» du rectorat ou de l'inspection d'académie. «Et malgré plusieurs coups de fil, des lettres..., nous n'avons eu aucune réponse», déplore-t-elle.

A l'issue de la rencontre, le rectorat a diffusé un communiqué dans lequel il indique que, «mesurant l'urgence de la situation, Mme la secrétaire (générale de l'académie de Bordeaux Michèle Joliat) étudie toutes les solutions» et s'engage à répondre aux familles «d'ici 48h». Selon le rectorat, «9.760 élèves en situation de handicap sont scolarisés dans l'académie de Bordeaux et bénéficient d'un accompagnement».

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