Dieter Krombach (archives).
Dieter Krombach (archives). - SIPA

Julien Ménielle

«Après chaque émission, c’est systématique.» Dieter Krombach est régulièrement brutalisé par ses codétenus de la prison de Fresnes, a indiqué à 20 Minutes son avocat Philippe Ohayon. A tel point que l’homme de 77 ans, condamné en octobre 2011 à 15 de réclusion après la mort de sa belle-fille Kalinka, a été placé en isolement, a ajouté ce dernier, confirmant une information d’europe1.fr.

Marc Machin parmi les détenus agressifs

Dieter Krombach fait ses promenades seul, mais des objets lui sont jetés par-dessus les murs de la prison, affirme son avocat. «On lui fait des signes «je vais te tuer», on lui crache dessus, il subit des agressions physiques», dénonce Philippe Ohayon. Et son client, âgé et cardiaque, suit un traitement par anticoagulants qui le rend vulnérable aux chocs, affirme-t-il.

Dans la liste des détenus qui menacent Dieter Krombach, figure Marc Machin, selon le site d’Europe 1. Une information que ne peut confirmer l’avocat. «Marc Machin a été son codétenu, et faire de la prison pour un crime qu’on n’a pas commis... il y a de quoi devenir fou, note Philippe Ohayon. Mais ça ne vient pas d’un homme, c’est une ambiance générale.»

«Dieter Krombach, ce n’est pas Marc Dutroux»

«La barbarie ne fait pas partie de la peine», dénonce l’avocat de Dieter Krombach. Philippe Ohayon accuse des «émissions racoleuses, très regardées en prison» qui font monter l’animosité contre son client. Le médecin allemand a été condamné pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner», mais André Bamberski, le père de la victime, reste convaincu qu’il a violé sa fille, alors âgée de 14 ans.

Une version qui classerait l’homme parmi les pédophiles, qui sont fréquemment malmenés en prison. «Dieter Krombach, ce n’est pas Marc Dutroux», clame son avocat qui rappelle qu’un procès en appel va avoir lieu et en appelle à la présomption d’innocence. En attendant, Philippe Ohayon a déposé une demande de remise en liberté et espère que son client sera transféré «d’ici une semaine», dans un quartier plus calme de la prison de la Santé à Paris.