Illustration rentrée scolaire.
Illustration rentrée scolaire. - A. GELEBART / 20 MINUTES

Corentin Chauvel

Voilà, c’est la rentrée et votre enfant, plutôt excité ce mardi matin à l’idée de retrouver ses camarades, est revenu totalement dépité après ce premier jour: leur classe ne lui plaît pas, les professeurs ne lui reviennent pas, etc. C’est déjà la déprime. Heureusement 20 Minutes vous donne tous les bons conseils, avec Stéphane Clerget, pédopsychiatre et auteur de Réussir à l’école: une question d’amour? (Larousse, 2012), pour aider votre enfant à affronter ce début d’année scolaire.

Dans un premier temps, il s’agit de «bien évaluer ce qui l’effraie, et surtout sur quels critères objectifs ou subjectifs il s’appuie», explique Stéphane Clerget. «Il faut inviter son enfant à s’exprimer dans les détails, savoir s’il s’agit d’une impression ou de la réalité», qu’il s’agisse de problèmes avec d’autres élèves ou d’un professeur avec qui la relation serait compliquée.

Raconter son propre vécu

Il faut ainsi aider son enfant à relativiser. Pour cela, le pédopsychiatre conseille de lui «raconter des histoires dans lesquelles nous-mêmes avons été confrontés à des déceptions lors de la rentrée». Il convient d’aller piocher dans nos souvenirs scolaires de rentrées difficiles qui ont laissé rapidement place à une belle année ensuite. «On peut aussi lui rappeler ses propres rentrées précédentes où les choses avaient fini par s’arranger», souligne Stéphane Clerget.

Le mot d’ordre, c’est qu’il est trop tôt pour avoir une impression générale. Si la situation est réellement critique, «on peut intervenir et faire changer les choses auprès des professeurs ou des élèves», indique le pédopsychiatre. Un changement de classe peut en effet toujours être envisagé. En revanche, «on ne le dit pas si on ne le fait pas», prévient-il, histoire de ne pas non plus lancer nos bambins sur de faux espoirs en les faisant mariner le temps qu’ils s’adaptent.

«Moins on a de vécu, plus la nouveauté est difficile»

Si votre enfant doit en plus avoir affaire à un nouvel établissement, cela peut s’avérer encore un peu plus compliqué, notamment pour les plus jeunes. «Moins on a de vécu, plus la nouveauté est difficile», explique Stéphane Clerget qui invite les parents à armer leur enfant de patience afin qu’ils acquièrent de nouveaux repères et de nouvelles connaissances. «Il faut qu’il crée rapidement des liens avec une autre personnes de sa classe», conseille le pédopsychiatre.

Enfin, si la situation se prolonge, il s’agira alors de comprendre ce qui est difficile à vivre pour votre enfant et passer outre sa nostalgie en trouvant le moyen qu’il revoit ses anciens camarades ou en rencontrant le professeur incriminé «même s’il est plus facile d’être interventionniste en primaire», estime Stéphane Clerget. «Au collège, les parents sont plus tenus à distance et les enfants se confient moins, c’est pour cela qu’il faut être un peu plus vigilant et davantage enquêter», ajoute-t-il. Et s’il n’est pas possible de changer les choses, il faudra plutôt investir sur le temps extrascolaire voire, en dernier recours, lui trouver un autre établissement.

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