Vue prise le 22 septembre 2001, au lendemain de l'explosion de l'usine chimique AZF, située en  périphérie de Toulouse.
 
Vue prise le 22 septembre 2001, au lendemain de l'explosion de l'usine chimique AZF, située en périphérie de Toulouse.   - AFP PHOTO / ERIC CABANIS

Avec Reuters

Une fuite de carburant de fusées, survenue sur le site voisin d'AZF, serait à l'origine de l'explosion de l'usine chimique toulousaine qui avait fait 31 morts en septembre 2001, selon un article à paraître mercredi dans Sud Ouest.

Sud Ouest indique mardi soir sur son site Internet que son enquête s'appuie notamment sur les révélations d'une revue spécialisée dans le droit du danger et le management du risque qui précise qu'une «première explosion aurait eu lieu avant celle du hangar de l'usine AZF», propriété de la société Grande Paroisse, filiale à 100% du groupe Total.

Secret-défense

Cette explosion survenue sur le site de l'usine voisine de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), spécialisée dans la chimie fine, aurait produit des vibrations qui «auraient déclenché l'explosion de deux bombes dormantes situées sous le hangar 221 de l'usine AZF». Sud Ouest rappelle que la SNPE, qui est protégée par le secret-défense, «n'a jamais été ciblée par l'instruction judiciaire».

L'explosion de l'usine AZF est la plus importante catastrophe industrielle en France depuis la Seconde guerre mondiale. Elle a aussi fait 20.800 blessés, d'après les documents judiciaires officiels.