Cinq idées d'internautes pour changer l'école

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Publié le 22 août 2012.

VOS IDÉES - Alors que le gouvernement planche à nouveau sur la refondation de l'enseignement français, les internautes de «20Minutes» nous font leurs propositions pour une école moderne...

Pourtant au cœur des tractations entre Etat, syndicats et parents d’élèves, ce ne sont ni la longueur des journées ou celle des vacances, qui préoccupent les internautes de 20 Minutes. Sens pratique, financement, l’école se veut concrète et utile, selon eux. Voici cinq propositions pour rénover le système éducatif.

1.       «Apprendre l’informatique plutôt que la flûte»

«Une éducation moderne devrait préparer à la vie moderne», selon l’internaute 21e minute. Oublier les matières «anachroniques inutiles comme le latin ou le grec» serait déjà un début. Tant qu’à élaguer, LoremIpsum propose de supprimer «les dates d'histoire imbuvables, la psychologie obsolète, la littérature de fond de placards, la piètre initiation à la flûte, la langue unique et le chauvinisme français».

A leurs places, WildBill souhaiterait «rendre obligatoire des matières comme le droit, la gestion d'entreprise, l'informatique et embaucher des spécialistes de ces matières.» Maitriser des matières «utiles» et apprendre à se servir des outils, complète Mac Tonton : «Dans mon cursus j'ai dû ingurgiter des tas de règles fiscales, comptables, faire des tonnes de calcul financiers, actuariels, statistiques ou de probabilité, j'ai tracé plein de courbes, mais pour quel usage aujourd'hui? Des logiciels font cela très bien. Ne serait-il pas pensable d'apprendre concrètement aux étudiants à se servir des ces logiciels?» L’école pourrait, selon Laveritépour2012, «coopérer avec les chambres de commerce et d'industrie, afin de former les étudiants aux besoins des entreprises et non aux métiers les plus "gratifiants", comme la psychologie ou la sociologie.»

2.       «Créer des labos de langue pour enfants et adultes»

Enfin faire de l’anglais une priorité du primaire à la sortie de l’université, quasiment tous les internautes y ont pensé. C’est même la «seule chose à changer en France» selon Valérie, qui a réagi par mail. «Nous sommes l’un des seuls pays à ne parler que français. Comment voulez-vous que nos enfants puissent envisager des carrières importantes sans parler anglais?» s’interroge-t-elle. La solution de Marine, «mettre des laboratoires de langues dans chaque établissement et même dans chaque ville», afin d’assurer la continuité entre enfance et âge adulte.

3.       «Arrêter de prendre les enfants pour des oies ou des canards»

Selon Eric, «le gouvernement ne se rend pas compte à quel point les programmes sont énormes, indigestes et impossibles à réaliser durant l'année.» Preuve en est, les distributions de «polycopiés sur les derniers chapitres» ou les dizaines de cartes géographiques à apprendre par cœur. Pour y remédier, JJDuBoulou préconise d’«enseigner au niveau des élèves, sans stress et excès de programmes. Le bourrage de crâne ne sert à rien. Nos enfants ne sont pas des oies ni des canards.»

4.       «Sponsoriser les écoles grâce aux entreprises»

Pour  palier le manque de moyens de l’Education nationale, TiboF esquisse une solution radicale. «Pourquoi l’Etat doit toujours s'occuper de tout? A quand le sponsoring par des entreprises dans les écoles? On le fait bien dans les clubs de foot.» De là à voir le collège de votre ado rénové par Emirates ou Samsung, Slasher-Fun met le holà, en répondant à TiboF. «Peut-être pour assurer une éducation libre et indépendante? Je n'ose imaginer le contenu d'un cours sur l'alimentation sponsorisé par McDonalds, d'un cours sur les énergies sponsorisé par Areva, ou d'un cours sur les modes de déplacement sponsorisé par Renault...»

Aux Etats-Unis, la recherche universitaire, est déjà, en partie, financée par des fonds privés. L’idée, a également fait un bout chemin en France, au moment de l’adoption de la loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) de 2007 (réformée par le gouvernement Ayrault).

5.       «Décentraliser l’Education Nationale»

C’est la proposition faite par Fred. «Ainsi un chef d'établissement peut remplacer un prof absent en moins de 24 heures au lieu de voir une absence non remplacée pendant 15 jours», espère-t-il, comme WildBill. Plus de pouvoirs seraient selon lui confiés au chef d’établissement. Lui donnant la «possibilité de licencier un professeur pour faute grave (alcoolisme, violence)». Autre avantage, «donner les moyens à chaque établissement de gagner son autonomie et permettre au ministère de cibler les établissements qui vont mal et de comprendre pourquoi.»

Témoignages édités par Christine Laemmel
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