Le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, lors d'un point presse sur la Syrie au Quai d'Orsay, à Paris, le 13 juin 2012.
Le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, lors d'un point presse sur la Syrie au Quai d'Orsay, à Paris, le 13 juin 2012. - REUTERS/Philippe Wojazer

M.P.

La polémique n’en finit pas autour du vol Air France Paris-Beyrouth, que la compagnie aérienne a décidé de dérouter vers Damas, en Syrie, en raison de troubles sur l’aéroport Rafik Hariri de la capitale libanaise. Une décision qui fait débat puisque la Syrie, Damas particulièrement, est au cœur d’une quasi guerre civile depuis des mois. Laurent Fabius, qui rentre d’une tournée au moyen-orient, va demander des explications à Air France, rapporte Le Parisien. Car il juge la décision de la compagnie aérienne «incompréhensible et dangereuse».

Il y avait notamment dans l’avion l’ambassadeur de France Patrice Paoli et des personnalités libanaises hostiles au régime de Bachar al-Assad. «Imaginez un instant que les autorités syriennes aient fouillé l'avion et vérifier les identités. C'était une énorme bêtise», s’est agacé le ministre des Affaires étrangères.

La quête pour le plein

La compagnie aérienne est également sous le feu des critiques car l’équipage a fait une collecte auprès des passagers à l’arrivée à Damas, afin d’acheter du kérosène pour pouvoir repartir. Air France a indiqué vendredi que la loi l'autorisait à demander de l'argent auprès des passagers en cas de «difficultés». Finalement, «Air France a acquitté elle-même ce plein, mais la compagnie ne souhaite pas entrer dans le détail de ce règlement», a déclaré une porte-parole de l’entreprise.