>> Ce live est désormais terminé, merci à vous de l'avoir suivi. Pour lire une synthèse de la journée, c'est par ici.
20h04: Le ministère de l'Intérieur a annoncé ce soir que cent policiers seront envoyés en renfort cette nuit à Amiens
Ces renforts portent à 250 le nombre d'agents mobilisés sur place.
18h44: L'UMP met en cause le «laxisme» de François Hollande
Pour l'opposition, avec ces incidents, le pouvoir socialiste récolte les fruits du message lancé depuis son arrivée au pouvoir. «Depuis 100 jours, on voit un François Hollande qui ouvre toutes les vannes du laxisme, c'est le retour de la culture de l'excuse», a déclaré sur RTL le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.
18h38: Des journalistes de France 2 pris à partie
Des journalistes de France 2 présents à Amiens peu après l'arrivée de Manuel Valls ont été pris à partie et une de leurs caméras a été endommagée, indique le site de France TV Info.
18h32: Les policiers appellent le gouvernement à la fermeté
Trois syndicats de policiers ont appelé aujourd'hui le gouvernement à «la fermeté», après les «comportements criminels de voyous déterminés» et les «tentatives d'assassinat par balles dont les policiers ont été victimes» à Amiens.
Un reportage de l'AFP sur les événements d'Amiens
17h08: Manuel Valls: «Je ne suis pas venu pour qu'on passe au Kärcher ce quartier»
16h55: Manuel Valls: «L'ordre doit revenir»
Le ministre de l'Intérieur juge que «rien ne peut excuser qu'on tire sur des policiers».
16h50: 17 policiers ont été blessés, d'après Manuel Valls
Le ministre de l'Intérieur tient une conférence de presse à l'issue de sa visite à Amiens. Il précise que 10 des fonctionnaires blessés l'ont été «par des plombs», c'est-à-dire «avec des armes de feu», ce qui est «inacceptable».
16h15: Peillon exprime «émotion et indignation» après l’incendie de l’école maternelle
Vincent Peillon «exprime son émotion et son indignation face aux actes de violences inadmissibles qui ont entraîné l’incendie partiel de l’école maternelle Voltaire à Amiens-Nord», indique un communiqué du ministère de l’Education. Le ministre «a demandé à l’inspecteur d’académie de prendre toutes les mesures nécessaires, en lien avec les services de la ville d'Amiens, pour assurer la remise en état des locaux et l’accueil des enfants à la rentrée 2012», poursuit le texte.
15h40: Manuel Valls arrive dans le chahut à Amiens
Le ministre de l'Intérieur est un peu chahuté à son arrivée. La foule est nombreuse à accueillir Manuel Valls, qui a dû mal à avancer.
15h35: La sœur du jeune homme décédé dans un accident de scooter jeudi témoigne
Sabrina Hadji raconte sur BFMTV comment, au cours d’un repas organisé le lendemain de l’enterrement de son frère, les policiers sont intervenus pour un contrôle routier. C’était, dénonce-t-elle «un contrôle routier très agressif». Alors, «il y a eu un attroupement et cela a dégénéré en moins de 2 secondes» et «les policiers nous ont tirés dessus sans rien comprendre». «On leur disait "arrêtez, il y a des enfants", ils nous ont dit ‘vos enfants on va tous les enterrer’», assure-t-elle.
«Nous ne sommes pas des animaux, donc maintenant il faut rétablir la vérité sur toutes les chaines de télévision», plaide-t-elle. «La violence qu’il y a eu hier, c’était une violence de colère pour se faire entendre, parce que nous ne nous faisons jamais entendre». La jeune fille conclut: «on attend que les policiers qui nous ont gazé, qui nous ont tiré au flash ball avec acharnement soient sanctionnés».
13h54: Elisabeth Guigou s'en prend à la gestion de Nicolas Sarkozy
La députée PS de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre de la Justice Elisabeth Guigou a pointé du doigt la gestion de l'insécurité par Nicolas Sarkozy sur RMC. «Malgré l'agitation désordonnée, les effets d'annonce multiples et la surenchère verbale de M. Sarkozy et de son gouvernement, c'est le résultat direct de l'inefficacité d'une politique de sécurité qui a été constamment dans la fuite en avant et les effets d'annonce et jamais dans des mesures concrètes», a dénoncé la députée.
13h21: Valls bientôt à Amiens, annonce des renforts
Présent ce matin dans le Var aux côtés du président, Manuel Valls a lui aussi dénoncé les violences d'Amiens et annoncé la mise en place de moyens supplémentaires pour y mettre fin. «L'Etat de droit et la République doivent s'imposer pour que ces faits ne se reproduisent pas», a-t-il affirmé. «Des moyens en matière de forces de l'ordre seront évidemment mis à disposition du préfet pour que l'ordre républicain soit ramené. C'est indispensable. Ces violences à l'égard des policiers, ces équipements que l'on brûle, ces populations qui sont saisies par la peur sont inacceptables.»
12h45: Jean-Marc Ayrault promet «la plus grande fermeté» contre les auteurs des incidents à Amiens
11h35: François Hollande: «L'Etat mobilisera tous ses moyens pour mettre fin à ces violences»
Le chef de l'Etat, qui intervient à Pierrefeu-du-Var, où il rend hollage aux deux femmes policières tuées en juin, a assuré que Manuel Valls dira à Amiens que «l'Etat mobilisera tous ses moyens pour mettre fin à ces violences». François Hollande a par ailleurs condamné le fait que «plusieurs policiers» aient été «mis en cause dans leur intégrité».
10h45: Pas de bus ce matin dans le quartier Nord
Selon le Courrier picard, la société de transports de l’agglomération d’Amiens a annoncé qu’aucun bus ne desservirait le quartier touché par les affrontements de la nuit, et ce pour une durée indéterminée.
>> Une chronologie des affrontements:
Vers 21h, une centaine de jeunes rassemblés ont commencé à «harceler les forces de l'ordre venues sécuriser le quartier après des heurts dimanche soir», a indiqué la préfecture.
C’est après 23h que la violence a commencé avec des car-jacking et des incendies de voitures, puis d’une salle associative. La BAC est intervenue, suivie par les CRS.
De 23h à 1h, policiers et jeunes ont échangé des tirs: lacrymogènes contre coups de pierres, de chevrotine, de feux d’artifice et de mortiers. Selon le Courrier picard, les émeutiers ont lancé une voiture pleine d’essence en direction des fonctionnaires. C’est également à ce moment qu’ils ont mis le feu à une école maternelle
Après 1h, des équipages de la BAC venant de départements voisins, 45 CRS parisiens et un hélicoptère de gendarmerie sont venus prêter main forte à leurs collègues.
Vers 3h, le quartier avait retrouvé son calme.
Des images du quartier Nord d'Amiens, sur BFMTV:
10h22: Le FN dénonce le «laxisme» et le «laisser-aller» de «tous les gouvernements»
«Ces épisodes dramatiques se succèdent depuis des années sans que les discours musclés des ministres de l'intérieur successifs n'y changent quoi que ce soit», estime le FN dans un communiqué. Selon le parti extrémiste, «l'explication réside dans le laxisme et le laisser-faire qui caractérisent tous les gouvernements: il n'y a jamais eu de karcher sous Nicolas Sarkozy, mais un petit vaporisateur, et ce ne sont pas les malheureuses "ZEP de la sécurité" de Manuel Valls qui régleront le moindre problème».
10h15: Thierry Mariani réclame de la «fermeté»
«Si cela se confirme que des fonctionnaires chargés de défendre la loi se sont fait tirer dessus à la chevrotine par des voyous, c'est totalement inadmissible, et il est évident que, moi, j'attends du gouvernement une réponse très ferme», a déclaré l'ancien ministre des Transports et chef de file de la Droite populaire sur BFMTV.
Le député des Français de l'étrange pointe en particulier Christiane Taubira, la ministre de la Justice. «Elle commence à nous expliquer qu'il faut absolument que les prisons soient moins remplies, que les petites peines ne soient pas exécutées de la même manière, qu'il faut une plus grande tolérance. Quand je vois, par exemple, ce qui est en train de se passer à Amiens, je me dis que le message du gouvernement à l'heure actuelle n'est pas très clair», a-t-il lancé.
10h: Au moins un million d'euros de dégâts
C'est l'évaluation faite par le maire d'Amiens, Gilles Demailly (PS), sur BFMTV. «Cela fait des années que je n'ai pas connu une nuit aussi violente avec autant de dégradations»,a encore indiqué l'élu, qui rappelle que «cela fait des années que je n'ai pas connu une nuit aussi violente avec autant de dégradations».
9h50: Manuel Valls se rend sur place
Le ministère de l'Intérieur a annoncé que Manuel Valls se rendrait à Amiens en début d'après-midi.
Le quartier d'Amiens-Nord a été le théâtre de violents affrontements dans la nuit de lundi à ce mardi. Le bilan est lourd: 16 fonctionnaires blessés, une école maternelle, un centre de loisir et une salle de sport entièrement incendiés.
L’accès de colère des jeunes viendrait d’un contrôle d’identité qui aurait mal tourné alors qu’ils se réunissaient pour rendre hommage à un de leurs amis mort dans un accident de scooter.
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