Vue de la maison où un homme armé, âgé d'une trentaine d'années, a séquestré les parents de son ex-concubine, venus récupérer ses affaires, avant de tuer sa belle-mère puis de se suicider le 6 août 2012 à Dijon (Côte-d'Or).
Vue de la maison où un homme armé, âgé d'une trentaine d'années, a séquestré les parents de son ex-concubine, venus récupérer ses affaires, avant de tuer sa belle-mère puis de se suicider le 6 août 2012 à Dijon (Côte-d'Or). - A.FINISTRE / AFP

C.C. avec F.D. à Dijon

La prise d’otages de Dijon (Côte-d’Or), qui a coûté la vie au forcené de 28 ans et à la mère de son ex-compagne, était-elle préméditée? C’est ce que pensent les enquêteurs, a indiqué ce mardi en fin de matinée le procureur de la République, Eric Lallement, lors d’une conférence de presse.

Plusieurs éléments laissent penser à la préméditation dont la cartouchière fixée à la ceinture du jeune homme qui a mis fin à ses jours lundi soir d’une balle de carabine 22 long rifle tirée dans la bouche. Des «serre flex» (bracelets en plastique), utilisés pour attacher les mains de ses otages, ont également été retrouvés. De plus, le preneur d’otages avait fixé le rendez-vous à son domicile aux parents de son ex-compagne alors que d’autres entrevues avaient déjà eu lieu ces dernières semaines à l’extérieur.

La mère tuée à l'arrivée des policiers

Le procureur de la République a également livré d’autres détails sur le déroulement de la prise d’otages. C’est lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, en milieu d’après-midi, que le jeune homme a tiré sur la mère de son ex-compagne avec un fusil de chasse. Celle-ci a été mortellement touchée à la base du cou. Le père s’est alors précipité sur le forcené qui l’a écarté d’un coup de crosse, le blessant à la tête et cassant le fusil par la même occasion. Ceci explique qu’il ait utilisé une autre arme pour se suicider. Le père ignorait ensuite où se trouvait le forcené et ce qu'il faisait.

Le corps de la mère a été retrouvé sur le lit d'une chambre à l'étage tandis que celui du forcené était à l'étage inférieur. Les autopsies des corps des deux victimes auront lieu ce mardi après-midi et l'enquête a été confiée à la direction départementale de la sécurité publique sur le fondement de «séquestration, assassinat et blessures volontaires».