Le paville de l'homme de 58 ans qui a semé la terreur à Mélesse, le 31 juillet, en Ille-et-Vilaine.
Le paville de l'homme de 58 ans qui a semé la terreur à Mélesse, le 31 juillet, en Ille-et-Vilaine. - F. PERRY / AFP

M.P.

On commence à en savoir un peu plus sur l’homme qui a semé la terreur à Mélesse en 45 minutes, en Ille-et-Vilaine, mardi soir. Au volant de son véhicule, il provoque un premier accident mortel et, armé d’une machette, blesse deux personnes qui voulaient porter secours au conducteur, dont un gravement. Volant le véhicule d’un des deux témoins, il provoque un deuxième accident, sans gravité, abandonne le véhicule et fuit à pied, avant d’être arrêté par les gendarmes. Des gendarmes qui découvriront que c’est bien lui qui a mis le feu à son domicile de Mélesse, où le corps d’une femme de 59 ans, a été retrouvé. C’est lui aussi qui a mis le feu à un appartement de Montreuil-le-Gast, où il devait déménager, provoquant l’évacuation de sept logements.

Les gendarmes le soupçonnent également d’être l’auteur de l’agression à la machette d’un couple de voisins. Les deux personnes, âgées de 68 et 72 ans, ont été hospitalisés et leur pronostic vital est engagé.

Il aurait mal vécu son divorce

Pour l’instant, les enquêteurs n’expliquent pas ce déchaînement de violence. Interpellé et placé en garde à vue, l’homme de 58 ans a finalement été «placé en hospitalisation d'office et n'a pu être entendu», selon le parquet.

D’après Europe 1, qui a recueilli le témoignage de connaissances, «Jean-Fred» se vit comme un «éternel persécuté». Il aurait mal vécu son divorce, intervenu il y a au moins cinq ans. A Mélesse, il vivait dans le pavillon familial qu’il refusait de quitter et venait finalement d’accepter de déménager pour Montreuil-le-Gast, commune sur laquelle vivait son ex-femme. Il est également décrit comme impulsif et sanguin. Un caractère qui se serait manifesté sur les terrains de tennis, dont il est passionné, et qui a provoqué son expulsion de toutes les compétitions régionales pendant un an.

Europe 1 affirme également que «Jean-Fred» est connu de la gendarmerie pour des affaires de violences, mais qu’aucune ne pouvait préjuger le déchaînement de mardi soir.